Déclaration du Porte Parole du ministre des Affaires étrangères étrangères et européennes : Aide humanitaire à Gaza

La France est extrêmement préoccupée par la situation humanitaire à Gaza.

A la demande de Bernard Kouchner, le ministère des Affaires étrangères et européennes a décidé d’apporter 3 millions d’euros d’aide d’urgence en réponse à la situation humanitaire à Gaza.
-  1 million d’euros seront destinés au bureau des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNWRA),
-  1 million d’euros au Programme alimentaire mondial (PAM),
-  1 million d’euros aux ONG locales, notamment l’ONG Palestinian Medical Relief Society qui a une réelle capacité opérationnelle à Gaza, et à l’organisation israélienne Physicians for Human Rights, ainsi qu’aux ONG françaises présentes sur le terrain, qui sont à nouveau reçues ce jour par le ministère des Affaires étrangères et européennes.

Dès le 30 décembre, le ministère des Affaires étrangères et européennes a organisé une première réunion avec les ONG présentes sur place. Une coordination interministérielle a également été mise en place en vue d’organiser l’aide humanitaire que les autorités françaises peuvent apporter à Gaza. Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne ont décidé le même jour qu’ils convenaient de « coordonner l’aide apportée par chaque Etat membre, en collaboration avec la Commission européenne et les présidences entrante et sortante ». Dans ce cadre, le centre de crise du ministère des Affaires étrangères et européennes suit la situation en liaison avec son homologue tchèque et la Commission européenne (ECHO), afin notamment d’évaluer les besoins de la population de Gaza et les réponses à y apporter.

Tout doit être fait pour assurer le respect du droit international humanitaire et permettre aux organisations humanitaires de surmonter les obstacles qu’elles rencontrent pour apporter leur aide :
-  avant tout, la possibilité pour la population d’accéder en toute sécurité aux services et biens humanitaires,
-  la possibilité pour les personnels humanitaires d’entrer et de circuler dans la bande de Gaza,
-  la possibilité d’acheminer dans la bande de Gaza des volumes d’aide, notamment alimentaires, permettant de répondre à l’ensemble des besoins.

La détérioration de la situation rend d’autant plus urgente la mise en place, comme l’Union européenne l’a demandé lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Paris le 30 décembre, d’une trêve humanitaire et l’ouverture des points de passage aux biens et personnels humanitaires afin que toute l’aide nécessaire puisse parvenir aux populations.

publié le 03/03/2009

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