Déclaration du Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes (Paris, 6 mai 2009)

Bernard Kouchner a reçu cet après-midi Avigdor Lieberman, Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères de l’Etat d’Israël. Cette rencontre, la première entre les deux ministres, a permis un échange de vues sur les enjeux de politique régionale, dans le cadre de la revue stratégique actuellement menée par le nouveau gouvernement israélien entré en fonctions le 1er avril dernier.

Bernard Kouchner a rappelé les attentes de la France, s’agissant en particulier de la création d’un Etat palestinien viable coexistant dans la paix et la sécurité avec Israël. Il a souligné l’urgence qu’il y avait à reprendre le processus de négociation en vue de cet objectif. Il a rappelé qu’il fallait faire de 2009 l’année de la paix, comme le Président de la République l’a dit le 2 mars lors de la conférence de Charm el Cheikh. C’est l’intérêt d’Israël et la seule voie susceptible de garantir sa sécurité à long terme, sécurité à laquelle la France est indéfectiblement attachée. La France entend dans cette perspective poursuivre son dialogue confiant avec Israël, dans l’intérêt de la paix et de la stabilité régionales.

Le ministre des Affaires étrangères et européennes a demandé l’arrêt complet des activités de colonisation, y compris celles liées à la « croissance naturelle », conformément notamment à la feuille de route et a rappelé qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire à Gaza et que la situation humanitaire et économique ne pourra durablement y s’améliorer que par l’ouverture permanente des points de passage.

Les ministres ont évoqué le volet régional du processus de paix. La relance des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël est essentielle. La France considère que la relance du processus de paix dans tous ses volets est la condition de la stabilité et de la sécurité à long terme d’Israël et de la région.

Les deux ministres ont enfin évoqué le dossier nucléaire iranien, au sujet duquel Bernard Kouchner a écouté avec attention les fortes préoccupations exprimées par Avigdor Lieberman. Il a indiqué à son homologue que la France, avec ses partenaires du E3+3, ne ménageait pas ses efforts pour obtenir de l’Iran qu’il se conforme à ses obligations internationales en suspendant notamment ses activités nucléaires sensibles.

publié le 06/05/2009

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