Déclarations du porte-parole du minitère des Affaires étrangères (19 mars 2009)

Israël a procédé ce matin a plusieurs arrestations des membres du Hamas en Cisjordanie, y compris des élus du mouvement Palestinien dont plusieurs douzaines d’élus sont déjà dans les prisons Israéliennes. Quelle réaction a ces opérations en territoire Palestinien occupe et avez vous une réaction aux menaces Israéliennes de durcir des conditions pour les Palestiniens déjà détenus par Israël depuis longtemps : privation ou limitation des transferts d’argent, restrictions sur les visites, l’éducation et accès aux media, TV etc ?

Notre position de principe sur l’arrestation d’élus palestiniens est connue.

Comme l’Union européenne, la France réitère son appel à la libération des femmes, des mineurs et de tous les élus palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes.

S’agissant des prisonniers palestiniens, à notre connaissance, aucune mesure n’a encore été prise dans le sens que vous évoquez.

Nous rappelons notre attachement, si la situation le justifiait, au plein respect par Israël de ses obligations internationales, au titre de la 4ème convention de Genève, s’agissant du traitement et des conditions de détention des prisonniers palestiniens.

Je voudrais enfin, à quelques jours du 1000ème jour de détention de Gilad Shalit, exprimer de nouveau notre préoccupation quant à la situation de Gilad Shalit et notre détermination à rester mobilisés pour obtenir sans délai ni condition sa libération.

Le blocage dans les discussions que gère l’Egypte entre Israéliens et Palestiniens semble confirmé : pas de libération de prisonniers palestiniens pas de libération du prisonnier Shalit. Est-ce que cela va avoir des répercussions sur l’établissement d’un cessez-le-feu et retarder la levée du blocus de Gaza ?

Pouvez-vous commenter ce blocage, surtout que la France était bien impliquée dans le lancement de ce processus d’apaisement ?

Comme vous le savez, la France appelle à la consolidation du cessez-le-feu qui passe en priorité par la réouverture des points de passage, la reconstruction de Gaza, la fin de la contrebande d’armes et la réconciliation palestinienne, conformément à la résolution 1860. L’ouverture des points de passage depuis et vers Gaza est absolument indispensable pour permettre aux populations de Gaza d’avoir une vie normale.

publié le 25/06/2009

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