Déclarations du porte-parole du minitère des Affaires étrangères (17 mars 2009)

-Concernant la situation au Proche-Orient, j’aimerais connaître votre réaction à la polémique qui a lieu actuellement sur les négociations concernant la libération du soldat Gilad Shalit. J’ai notamment lu que les Israéliens et le Hamas se renvoient la responsabilité d’un durcissement des conditions de libération de M. Shalit contre un groupe de Palestiniens, avez-vous un commentaire à ce sujet ?

Nous sommes évidemment inquiets. Nous espérons que les efforts, menés par les autorités égyptiennes pourront se poursuivre. Les déclarations entendues récemment nous préoccupent car elles ne nous donnent pas l’impression que nous ayons fortement avancé dans ce dossier. La France n’étant pas acteur direct à cette médiation, elle n’a pas à dire quelles sont les responsabilités des parties, mais nous continuons à soutenir les efforts égyptiens en espérant qu’ils aboutiront.

-Est-ce qu’il y a un représentant du gouvernement français qui est en contact ou même physiquement avec les médiateurs égyptiens au sujet de la libération de Gilad Shalit ?

Il n’y a pas de participation d’un représentant français dans cette médiation, en revanche, il y a un contact étroit et très régulier avec les autorités égyptiennes sur ce sujet. Il n’y a pas de présence physique, en tout cas dans l’équipe de médiation. C’est une médiation égyptienne sur l’ensemble du dossier mais également dans le cadre de la relation entre le Hamas avec Israël et dans le cadre de la relation entre les différentes parties palestiniennes.

-Sur le même sujet, il y a un comité de soutien qui a été formé pour le Franco-Palestinien Salah Hammouri pour demander à la France d’accélérer sa libération. Deux sénatrices ont envoyé une lettre au président de la République à ce sujet. Avez-vous été contacté par ce comité de soutien ?

Dès son incarcération, le 13 mars 2005, M. Salah Hammouri a fait l’objet d’un suivi constant par les autorités politiques, diplomatiques et consulaires françaises.

L’implication de la France dans cette affaire, a été constante, dans un premier temps pour permettre un jugement puisqu’il n’y avait pas de décision judiciaire et ensuite une fois le jugement prononcé. Le président de la République a évoqué le cas de M. Hammouri lors de sa visite en Israël. Bernard Kouchner a demandé qu’il y ait un geste de clémence à l’égard de M. Hammouri, notamment lors des entretiens qu’il a eus avec M. Avi Dichter, ministre israélien de la Sécurité nationale, en octobre 2007, et avec M. Ehud Barak, ministre israélien de la Défense, le 23 janvier 2008. L’ambassadeur pour les droits de l’Homme, M. François Zimeray a fait un point complet avec la famille de Salah Hammouri le 27 novembre dernier à Jérusalem.

Par ailleurs, le consulat a suivi l’ensemble de la procédure judiciaire, a assisté à toutes les audiences lors du procès. Les visites régulières des agents consulaires auprès de M. Hammouri se poursuivent. La dernière a eu lieu au mois de janvier et semble indiquer que M. Hammouri est en bonne santé. Du fait de l’intervention de la France, M. Hammouri a pu être enfin jugé puisqu’il a été détenu plusieurs années sans être jugé. Nous considérons que la situation de M. Hammouri et de M. Shalit ne sont pas les mêmes mais cela ne veut pas dire que nous ne faisons pas d’efforts importants en faveur de l’un comme en faveur de l’autre.

publié le 25/06/2009

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