Déplacement des chefs de mission de l’UE à Jérusalem et Ramallah dans la vallée de Crémisan

Le Consul général de France à Jérusalem, M. Hervé Magro, a pris part jeudi 29 janvier à une visite des chefs de mission de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah consacrée aux conséquences du projet d’extension de la barrière de séparation dans la vallée de Crémisan.
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Au cours d’une présentation effectuée sur le site de l’école des Sœurs salésiennes (scolarisant plus de 450 enfants du secteur), élus et représentants des communautés palestiniennes alentours ont exposé l’impact potentiel de ce projet sur la vie d’une vallée dont le développement est étroitement lié à celui des villes de Bethléem et de Beit Sahour. Outre l’école des Sœurs salésiennes et le monastère des Pères salésiens, ce sont 58 familles d’agriculteurs du village palestinien de Beit Jala qui se trouveront en cas d’extension de la barrière privées d’un accès libre aux terres assurant leur subsistance.

A l’issue d‘une intervention au cours de laquelle la maire de Bethléem, Vera Baboun, a remercié l’Union européenne et ses Etats membres pour l’attention que ces derniers portaient à ce dossier et indiqué qu’elle aurait l’occasion de présenter celui-ci au Pape François à l’occasion d’une audience prévue à Rome dans les prochaines semaines, le chef de la délégation européenne à Jérusalem a souligné l’importance que l’Union européenne exprime de manière unie sa préoccupation s’agissant des conséquences de ce projet sur les communautés vivant dans cette vallée.
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Pour mémoire, les missions de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah avaient déjà exprimé leur préoccupation sur ce dossier dans une déclaration publiée le 27 septembre 2013 :

« Les missions de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah sont préoccupées par la construction de la barrière de séparation à l’Est de la Ligne verte dans la vallée de Crémisan (Beit Jala). Une fois achevée suivant le tracé projeté, la barrière séparera 58 familles de leurs terres agricoles, des enfants de leur école dans le couvent salésien et affectera le monastère de Crémisan.

Les missions de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah rappellent que l’Union européenne a endossé l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice (juillet 2004) jugeant illégale la construction de la barrière de séparation en territoire occupé ».

http://eeas.europa.eu/delegations/westbank/documents/news/20130927_localstatementcremisan__en.pdf
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publié le 17/02/2015

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