Entretien de l’Ambassadeur Pierre Duquesne, en charge du suivi de la Conférence de Paris pour l’Etat palestinien (Al-Ayyam, 30 novembre 2008)

Interview de Pierre Duquesne, Représentant de la France pour la Conférence des donateurs pour les Territoires palestiniens, Ambassadeur chargé des questions économiques, de reconstruction et de développement (Al-Ayyam, dimanche 30 novembre 2008)

Les progrès de l’Autorité palestinienne sont exceptionnels. Les donateurs ont versé davantage que ce à quoi ils s’étaient engagés. Les check-point israéliens se multiplient.

Pierre Duquesne, envoyé du Président français Nicolas Sarkozy pour (le suivi de) la conférence des donateurs (de Paris) a annoncé que les pays donateurs ont versé 1,65 milliards de dollars d’aide directe à l’Autorité palestinienne depuis la conférence de Paris, qui s’est tenue en décembre dernier. Cela dépasse les engagements qu’ils avaient pris, qui s’élevaient à 1,1 milliard de dollars. Pierre Duquesne a qualifié cette réponse internationale d’exceptionnelle, même s’il a avoué que les pays arabes n’avaient pas versé tout ce qu’ils avaient promis.
Dans son entretien avec Al-Ayyam, il a qualifié d’extraordinaires les progrès de l’Autorité palestinienne depuis la conférence de Paris.
Il a ajouté : « je peux dire que je n’ai jamais vu, de la part d’aucun gouvernement, autant de progrès réalisés, comme annoncé par l’Autorité palestinienne à l’occasion de la Conférence de Paris. Ceux-ci ont été non seulement annoncés mais réalisés concrètement dans de nombreux domaines, que ce soit dans la gestion de l’argent public, pour remédier aux déficits budgétaires, ou dans la gestion de l’argent tout court, de la gouvernance, du respect de la loi et de la sécurité. Tous ces progrès ont été observés par tous, y compris les Israéliens.
Pierre Duquesne a déclaré par ailleurs qu’« Israël n’a pas rempli ses engagements, malgré quelques avancées, en ce qui concerne la liberté de circulation dans les Territoires et la possibilité de traverser les points de passage ». Il a mentionné « l’augmentation des check-points et des barrages israéliens, en comparaison avec l’état de la situation l’année dernière ».
Il a ajouté : « ce qui n’a pas été fait en matière de liberté de circulation et de passage des frontières suscite une réelle inquiétude, car la situation dans ce domaine est pire que l’année dernière, dans la mesure où il y a plus de check-points, et nous savons tous qu’une économie réelle est impossible sans une libre circulation des marchandises, des services, des personnes, de la main d’œuvre et des capitaux ».
Le responsable français a exprimé son étonnement face à la contradiction qu’il perçoit entre l’évaluation positive que fait Israël de la situation sécuritaire palestinienne et l’augmentation des entraves à l’économie palestinienne.
Il a ajouté : « il est difficile de concilier l’évaluation positive que fait Israël de la situation sécuritaire palestinienne en Cisjordanie, laquelle est admise par tous et notamment par l’armée, et l’augmentation des check-points et des barrages. Ceci pousse à tirer la conclusion à laquelle est arrivée la Banque mondiale, à savoir qu’en réalité tous ces check-points et ces barrages ne sont pas liés aux risques sécuritaires mais qu’ils ont sont plutôt liés aux colonies. Nous savons aussi qu’il n’y a pas eu de progrès dans le domaine de la colonisation depuis l’année dernière.
Pierre Duquesne a annoncé qu’une réunion de suivi de la Conférence de Paris, qui regroupe le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, l’envoyé spécial du Quartet, Tony Blair, le ministre des Affaires étrangères norvégien, M. Jonas Gahr Støre et la Commissaire chargée des Relations extérieures de la Commission européenne, Benita Ferrero-Waldner, se tiendrait à la mi-décembre pour évaluer le travail accompli depuis la conférence de Paris.
Ci-dessous le texte de notre entretien avec l’envoyé présidentiel :

Al-Ayyam : un ans après la Conférence de Paris, comment évaluez-vous l’application des décisions prises ?

P. Duquesne : les dernières évolutions sont très bonnes. Nous avons passé un an depuis la Conférence de Paris et ce que nous voyons est exceptionnel sur tous les plans, en particulier sur deux points principaux : le premier est que les donateurs ont déboursé plus qu’ils n’avaient promis, alors que d’habitude ils déboursent moins que leurs promesses. Jusqu’à la ni-novembre, ils ont déboursé 1,65 milliards de dollars, alors qu’ils s’étaient engagés à hauteur de 1,1 milliards de dollars pour 2008. Et ce, sans compter les dons en aide humanitaire. Ce qui est exceptionnel aussi, ce sont les réformes réalisées par l’Autorité palestinienne et je peux dire que je n’ai jamais vu, de la part d’aucun gouvernement, autant de progrès réalisés, comme annoncé par l’Autorité palestinienne à l’occasion de la Conférence de Paris. Ceux-ci ont été non seulement annoncés mais réalisés concrètement dans de nombreux domaines, que ce soit dans la gestion de l’argent public, pour remédier aux déficits budgétaires, ou dans la gestion de l’argent tout court, de la gouvernance, du respect de la loi et de la sécurité. Tous ces progrès ont été observés par tous, y compris les Israéliens. Ce qui a été réalisé par l’Autorité palestinienne a donné la possibilité aux fonctionnaires d’avoir leurs salaires de manière régulière tout au long de l’année, ce qui est nouveau. De plus, l’Autorité palestinienne a réglé tous les arriérés relatifs au secteur privé, au secteur tertiaire, aux marchandises et aux banques. C’est pour cela que la situation financière de l’Autorité s’est beaucoup améliorée.

Al-Ayyam : vous avez parlé des réponses exceptionnelles de la part de l’Autorité palestinienne et des donateurs à propos des décisions de la Conférence de Paris, mais qu’en est-il de la troisième inconnue de cette équation, à savoir Israël ?

P. Duquesne : vous avez raison, d’habitude il y a deux acteurs : le donateur et le récipiendaire. Ici il y a un troisième acteur : Israël. Je pense qu’Israël a montré de bonnes intentions dans plusieurs domaines, par exemple il y a des discussions économiques directes et sans intermédiaire entre l’Autorité palestinienne et le gouvernement israélien, à travers une commission mixte ; de même, en ce qui concerne la conférence de Bethléem sur l’investissement en mai, Israël a joué un rôle certain dans la facilitation des choses. C’est une nouvelle preuve que des hommes peuvent venir des pays du Golfe et de différents endroits du monde sans aucun problème. Ajoutez à cela l’accord israélien pour transférer les compétences sécuritaires à l’Autorité palestinienne à Naplouse, Jénine et Hébron, et naturellement Israël reconnaît les progrès accomplis par l’Autorité palestinienne. Il y a donc des aspects positifs.
Cependant, il est clair que ce qui ne s’est pas fait en matière de liberté de circulation et de passage des frontières suscite une réelle inquiétude, car la situation dans ce domaine est pire que l’année dernière dans la mesure où il y a plus de check-points et nous savons tous qu’une économie réelle est impossible sans une libre circulation des marchandises, des services, des personnes, de la main d’œuvre et des capitaux. Ceci est source d’une inquiétude profonde, car il est difficile de concilier l’évaluation positive que fait Israël de la situation sécuritaire palestinienne en Cisjordanie, laquelle est admise par tous et notamment par l’armée, et l’augmentation des check-points et des barrages. Ceci vous pousse à tirer la conclusion à laquelle est arrivée la Banque mondiale, à savoir qu’en réalité tous ces check-points et ces barrages ne sont pas liés aux risques sécuritaires, mais qu’ils ont sont liés aux colonies. Nous savons aussi qu’il n’y a pas eu de progrès dans le domaine de la colonisation depuis l’année dernière.
Il y a donc un aspect positif, mais en même temps les choses n’ont pas avancé comme on pouvait s’y attendre. Dans ce domaine, on peut citer les nombreux projets qu’avait annoncés Tony Blair, l’émissaire spécial du Quartet, au mois de mai dernier. Ces projets avaient été négociés avec Israël et des accords avaient été trouvés avant leur lancement, cependant ils n’ont pas été complètement réalisés. J’espère que nos amis israéliens comprendront, et je sais que certains comprennent, qu’il est de leur intérêt de soutenir le Président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad.

Al-Ayyam : dans le contexte de la crise financière mondiale, il y a des risques pour les responsables de l’Autorité palestinienne car cette crise pourrait inciter les donateurs à revoir à la baisse le versement de l’argent promis, et il y a aussi le problème du taux de change du dollar par rapport au shekel, qui était plus avantageux au moment où a eu lieu la Conférence de Paris : dans quelle mesure cela peut-il influencer les donateurs ?

P. Duquesne : sur la première question, je peux dire que certains pays, et en premier lieu la France, tiendront leur engagement. Nous avons dit à Paris que nous verserions 68 millions d’euros par an, dont 25 millions destinés à soutenir le budget, 32 millions consacrés aux projets et 11 millions d’aide humanitaire. Nous tiendrons cette promesse, comme l’a assuré le Premier ministre français à son homologue palestinien, Salam Fayyad, lors de sa visite à Paris il y a deux semaines.
De même, nous avons des indications de la part d’autres donateurs qu’ils feront de même et si l’on peut dire que la crise financière mondiale pourrait conduire à une aggravation du déficit budgétaire des Etats, ce qui est destiné aux Palestiniens, même si cela paraît beaucoup à l’échelle palestinienne, n’est pas grand chose à l’échelle du déficit de ces pays. C’est pourquoi j’espère que la crise financière mondiale ne servira pas de prétexte pour verser moins d’argent aux Palestiniens. De toute façon, la France fera tous son possible pour exiger des donateurs qu’ils réalisent leurs promesses.
S’agissant de la deuxième question concernant le taux de change du dollar, c’est une véritable préoccupation. L’euro vaut moins de dollars qu’il n’en valait il y a six mois et il est évident qu’il y a plusieurs répercussions négatives sur l’Autorité palestinienne, parmi lesquelles l’augmentation du coût du carburant, des matières premières et de l’alimentation. Le prix de ces produits a commencé à redescendre et nous discuterons ce cette question en détail avec la Banque mondiale. Je ne suis pas persuadé que la situation devienne si difficile.

Al-Ayyam : alors que nous nous rapprochons du mois de décembre, qui marquera le premier anniversaire de la Conférence de Paris, est-ce qu’une réunion est prévue pour évaluer les progrès accomplis depuis un an ?

P. Duquesne : peut-être vous souvenez-vous que l’une des caractéristiques de la Conférence de Paris, qui d’ailleurs explique sa réussite, c’est que nous disposons d’un dispositif de suivi. En effet, grâce à Bernard Kouchner, qui avait déclaré que la Conférence n’était pas close dès le lendemain de sa tenue, nous avons pu mettre en place un comité de suivi. Il aurait été plus facile d’en rester là, mais nous avons décidé de poursuivre notre travail en nous réunissant tous les trois mois avec les administrateurs de la conférence de Paris, qui sont le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, l’envoyé spécial du Quartet, Tony Blair, le ministre des Affaires étrangères norvégien, M. Jonas Gahr Støre et la Commissaire des Relations extérieures pour l’Union européenne, Benito Ferrero-Waldner, pour évaluer la situation. Je pense que l’existence de ce dispositif a incité les parties à se mobiliser.
Une nouvelle réunion de suivi aura lieu à la mi-décembre, à l’occasion du premier anniversaire de la Conférence de Paris. Les quatre administrateurs seront présents mais nous n’avons pas encore décidé si nous ferons appel ou non à d’autres personnes. Cependant, il n’y a pas de raison de convoquer une nouvelle réunion ministérielle, car cela risquerait de donner le signal d’un échec et pourrait signifier que la conférence précédente n’a rien donné. C’est pourquoi il n’y aura pas de nouvelle grande conférence ni de réunion ministérielle à Paris. Toutefois, nous rappellerons cette conférence, nous relancerons les donateurs et nous continuerons à travailler ensemble selon un dispositif que nous n’avons pas encore déterminé.

Al-Ayyam : avez-vous l’intention d’inviter les deux parties, palestinienne et israélienne ?

P. Duquesne : nous ne savons pas, mais nous devrons trouver un moyen de faire face aux problèmes qui se poseront en 2009. Nous évaluerons ce qui a déjà été réalisé lors de la réunion de suivi à la mi-décembre et nous nous pencherons sur l’année 2009. N’oubliez pas que nous avons un donateur important qui se trouve dans une phase de transition (les Etats-Unis), mais encore une fois, nous n’organiserons pas une nouvelle conférence ministérielle.

Al-Ayyam : l’un des problèmes que vous avez rencontrés est que les pays arabes n’ont pas rempli leurs engagements, alors que comme vous l’avez dit, les pays occidentaux l’avaient fait « de manière exceptionnelle ».

P. Duquesne : de toute évidence, les donateurs occidentaux ont été plus fidèles à leurs promesses que les donateurs arabes. Cependant, je peux comprendre les arguments mis en avant par ces derniers : « pourquoi devrions-nous financer l’occupation » et aussi « pourquoi faire des dons alors que le processus de paix n’avance pas ? »
Je réponds deux choses : la première c’est que nous ne finançons pas l’occupation, mais nous aidons l’Autorité palestinienne à construire son Etat. Ceci a été l’une des grandes réussites de la Conférence de Paris puisque la Conférence avait pour intitulé : « conférence des donateurs internationaux pour l’Etat palestinien. La deuxième chose est que nous soutenons le peuple palestinien, Palestiniens de Gaza inclus. N’oubliez pas que 45 % de l’aide budgétaire va à Gaza. N’oubliez pas non plus le financement de mini-projets proposés par Salam Fayyad, tels que la construction de puits, le pavage de rues, la construction d’écoles, etc. De même que l’amélioration de l’économie, ainsi que la mise d’Israël face à ses responsabilités, tout cela aidera l’avancée du processus de paix.
Nous espérons que nos amis arabes comprendront cela. Ceci dit, je tiens à préciser que les pays arabes ne sont pas complètement absents, mais ils peuvent certainement faire mieux pour remplir les engagements qu’ils ont pris à Paris.

Al-Ayyam : des rapports, dont certains émanant d’organisations internationales, soutiennent que ce sera un véritable défi de subvenir aux besoins de l’Autorité pour l’année 2009… Partagez-vous cette opinion ?

P. Duquesne : ce dont nous avons été témoins cette année est certes une exception, mais, encore une fois, si vous revenez un an en arrière, vous verrez que je n’étais pas convaincu, malgré tous les efforts que j’ai déployés pour rendre ces résultats possibles, que les pays donateurs allaient tenir leurs engagements, ce qu’ils ont fait.
Il est clair que les besoins pour l’année prochaine seront moins importants que cette année, sachant que 400 millions de dollars ont servi à payer les arriérés et il n’en reste plus beaucoup à payer pour l’année à venir. Ainsi, les contributions demandées aux pays donateurs seront moindres. De plus, nous avons pu remarquer un engagement évident cette année, c’est pourquoi je suis optimiste.

Al-Ayyam : durant cette visite, vous avez rencontré le Premier ministre Salam Fayyad. Quelles impressions avez-vous tirées de cette rencontre ?

P. Duquesne : je l’ai rencontré à Paris et je l’ai rencontré ici. Sur le plan économique, il était confiant quant à la situation en Cisjordanie. Naturellement, la situation à Gaza est mauvaise sur tous les plans. Il a semblé fier des résultats obtenus et a remercié la communauté internationale, en particulier la France. Il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter sur le plan financier.
Naturellement, il a signalé la contradiction qu’il y a entre ce qui a été fait par l’Autorité palestinienne et la communauté internationale d’une part et par Israël d’autre part. Il a également exprimé son inquiétude concernant les biens produits dans les colonies et exportés vers les marchés de l’Union européenne.
Nous avons également examiné une question bilatérale : la mise en place d’une zone industrielle à Bethléem. Un accord a été signé en juin dernier par les Présidents Abbas et Sarkozy. En moins de 6 mois, les choses on bien avancé, alors que nous savons que ce genre de projet est difficile à réaliser, même en France. La question du terrain a été résolue et nous essayons de faire de la publicité aux entreprises qui pourraient s’installer dans cette zone. Israël a délivré un permis de principe pour les besoins du projet (eau, routes, électricité) et de notre côté, nous sommes déterminés à concrétiser ce projet le plus rapidement possible.

Al-Ayyam : quand prévoyez-vous le lancement de la zone industrielle ?

P. Duquesne : il est difficile de prévoir, que ce soit ici ou ailleurs, mais nos projets avancent. Nous avons réalisé des études préliminaires et des études complètes et détaillées seront disponibles en février. Des enchères ont eu lieu pour trouver une entreprise locale et une décision sera prise la semaine prochaine pour que l’étude soit terminée avant février, mais pour l’instant nous disposons de deux études préliminaires. L’idée est de mettre à disposition des services et des aides à l’exportation et à la commercialisation vers Israël et à l’international. Nous y établirons aussi un centre de formation.

Al-Ayyam : vous attendez-vous à l’installation d’entreprises françaises dans cette zone ?

P. Duquesne : nous sommes en train de mener une campagne de publicité en France. L’une des choses qui ont été signalées dans les rapports est que la présence de grandes entreprises n’est pas absolument nécessaire pour garantir le bon fonctionnement de la zone industrielle. Mais cela ne veut pas dire que nous ne ferons pas appel aussi à de grandes entreprises.

Al-Ayyam : il y a toujours des risques d’entrave à la circulation dus aux israéliens. Pensez-vous qu’Israël tiendra ses promesses ?

P. Duquesne : je suis confiant. Les Israéliens veulent nous aider dans ce projet et un engagement clair nous a été donné de la part de leur Président et de leur Premier ministre. Vous savez que notre Président Nicolas Sarkozy est dynamique et actif lorsqu’il s’agit de projets de ce genre. Celui-ci est important pour nous. Je suis conscient que des problèmes pourraient survenir mais pour l’instant il n’y a pas de complication en vue.

Al-Ayyam : pour finir, comment évaluez-vous votre travail depuis que cette mission vous a été confiée ?

P. Duquesne : ce fut très intéressant. Je n’ai pas seulement rencontré les responsables politiques à Ramallah, j’ai également visité Jéricho pour un projet de gestion des eaux. Lors de précédents voyages, j’ai visité Naplouse, Jénine et Hébron. Il a toujours été important pour moi de vérifier que les décisions politiques étaient appliquées sur le terrain. De même que je suis toujours impressionné par la qualité des gens à tous les niveaux. Le secteur privé est aussi important. La Conférence de Bethléem est le fruit d’une de mes idées. J’avais voulu mobiliser le secteur privé à la Conférence de Paris, mais le Premier ministre Salam Fayyad a préféré qu’une conférence ait lieu séparément. Le secteur privé et l’économie ont les moyens de fonctionner. Je suis optimiste car après une année de mission ici je connais les solutions. Je sais que nous devons nous attendre à des difficultés. Cependant, ce qui a été réalisé sur le plan économique et institutionnel me rend optimiste.

publié le 16/08/2010

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