Entretien exclusif de M. Pierre Duquesne à Al Ayyam

« Jusqu’à maintenant, les indicateurs sont positifs. Le plan palestinien est bon, ambitieux et raisonnable ».

Sarkozy inaugurera la conférence de Paris. L’Emissaire du Président français évoque en détail pour Al Ayyam la conférence de Paris

Al Ayyam - Abdel Raouf Arnaout : M. Pierre Duquesne, l’Emissaire du Président français pour la préparation de la conférence de Paris, a indiqué à Al Ayyam que 90 pays et organisations internationales seraient invités à la conférence qui se tiendra le 17 décembre. Il a déclaré que les signaux reçus jusqu’à maintenant pour la préparation de cette conférence qui doit apporter un soutien aux Palestiniens étaient positifs.

Pierre Duquesne a déclaré que le message porté par la France à travers l’invitation à cette conférence était clair : « Nous souhaitons - la France - aider à la construction d’un Etat palestinien viable. Politiquement, c’est ce qui sera fait à Annapolis et lors des négociations qui s’ensuivront. Economiquement, nous souhaitons poser de véritables bases et c’est ce qui sera fait à Paris. Il est certain que la participation du président français est l’expression claire de la volonté de la France de soutenir le peuple palestinien ».

L’Emissaire du Président français a rappelé que les deux conférences partaient d’un même concept, la construction d’un Etat palestinien viable politiquement, à Annapolis, et économiquement, à Paris. Il a refusé de faire un lien entre leurs résultats. Il a indiqué à ce propos : « Nous ne lions pas les résultats d’Annapolis à ceux de la conférence de Paris dans le sens où aucun des résultats d’Annapolis, ne serait-ce que le plus petit, n’est nécessaire à la conférence de Paris. Même si les résultats d’Annapolis étaient en dessous des espérances, la conférence de Paris se tiendrait car il y a un besoin urgent d’aider la Palestine ».

Il a insisté sur la nécessité de garantir la liberté de mouvement et celle de lever les restrictions pour avoir une économie ouverte et efficace : « Nous sommes tous convaincus que la levée des restrictions de mouvement est une exigence pour l’économie. La liberté de mouvement des personnes et des biens est le fondement même d’une économie ouverte et efficace. Je ne crois pas qu’on puisse le nier ». Il a cependant ajouté : « Cela veut dire qu’il faut agir car tous ces problèmes ne seront pas réglés immédiatement ».

Abdel Raouf Arnaout : Pourriez-vous tout d’abord nous en dire plus sur l’avancée des préparatifs de la conférence de Paris ?

Pierre Duquesne : D’abord, la conférence de Paris se tiendra le 17 décembre : c’est officiel. Nous attentions l’annonce de la conférence d’Annapolis pour annoncer officiellement la date de Paris. La préparation se déroule à plusieurs niveaux : premièrement, il y a des préparatifs qui auront lieu dans les Territoires Palestiniens, notamment l’élaboration d’un plan palestinien de développement et de réforme. C’est en cours depuis un certain temps. Il est important de le préparer avant la conférence pour permettre aux donateurs de le réviser. Deuxièmement, la communauté internationale en général et le FMI et la Banque Mondiale en particulier doivent endosser ce plan. Sa réalisation a été l’œuvre des équipes palestiniennes, dont je tiens particulièrement à saluer le travail, sous la direction du Ministre du Plan, M. Samir Abdallah, et du Premier Ministre, M. Salam Fayyad. Ce document, qui n’est encore qu’un avant-projet mais a été préparé à temps, est sérieux et ambitieux mais également réaliste.

Ceci était une part importante de la préparation qui a été réalisée par l’Autorité Palestinienne en coordination avec les donateurs. C’est la première fois qu’un tel document est préparé pour les donateurs.

Les préparatifs incluent également des réunions avec les différentes institutions donatrices avec lesquelles nous sommes en contact. Je me suis rendu à Washington pour rencontrer des responsables de la Banque Mondiale et du FMI. J’y étais il y a dix jours et je m’y rendrai à nouveau la semaine prochaine après la clôture de la conférence d’Annapolis.

Des visites dans les différents pays de l’UE ainsi que des rencontres avec la Commission européenne font également partie de la préparation de la conférence. L’UE est en effet le plus important donateur pour les Territoires Palestiniens. Il faut ainsi travailler de manière rapprochée avec l’UE. Il y aussi le Temporary International Mechanism (TIM), mis en place l’année dernière, et qui a largement participé de l’allègement des épreuves du peuple palestinien. Ces rencontres préparatoires incluent également des réunions avec les donateurs occidentaux, dont les Etats-Unis.

Ce que nous n’avons pas encore entrepris ou ce que nous venons juste d’entamer, c’est la mobilisation des donateurs arabes. Lorsque je dis que nous venons juste d’entamer cette mobilisation, je veux parler des visites entreprises en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis par l’Envoyé spécial du Quartet, M. Tony Blair, qui coprésidera la conférence aux côtés de la Norvège et de la France. Il faut mobiliser les donateurs arabes au préalable, car ils ont les fonds et sont, selon toute vraisemblance, intéressés par ce qui se passe dans les Territoires Palestiniens.
Ainsi, à partir de maintenant et jusqu’au jour de la conférence, nous maintiendrons le contact avec l’Autorité Palestinienne. Je me suis rendu à Ramallah où j’ai participé au Forum du développement local (LDF) et j’ai également coprésidé avec Samir Abdallah le Comité préparatoire de la conférence (steering committee). Ces actions seront très vraisemblablement suivies par les parties présidant la conférence et les organisations internationales.

Au début du mois de décembre, sont prévues également des discussions au sein du Conseil administratif du FMI concernant le programme même de la conférence.
Nous avons réalisé tout ce qui était possible de faire avant l’annonce de la date de la conférence d’Annapolis. Nous avons demandé aux ambassadeurs de France auprès de chaque Etat qu’il était possible d’inviter à Paris de communiquer autour de la conférence de Paris.

90 Etats participeront à la conférence

Q : Quel est le nombre d’Etats invités à participer à la conférence ?

R : La liste est longue et contient 90 Etats et organisations. C’est un nombre important au regard des participants à Annapolis qui seront un peu moins de 50. Cela tient au fait que l’ensemble des 27 pays de l’UE participeront, car l’Europe est le plus important donateur ; nous espérons la participation de l’ensemble des quelque 80 Etats invités, le reste étant composé des organisations internationales. Nous souhaitons également inviter l’ensemble des fonds de soutien arabes.

Q : A quel niveau de représentation se fera la participation ?

R : Ce sera une conférence ministérielle. Le Président français devrait inaugurer et / ou clôturer la conférence. Le Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, M. Bernard Kouchner, présidera la conférence en tant que représentant de la France. Ainsi, la participation se fera-t-elle assurément à niveau ministériel.

Q : L’invitation à Israël sera ministérielle ou bien le Premier Ministre Ehoud Olmert sera invité ?

R : Le Président français enverra une invitation à ses homologues, notamment les chefs d’Etats arabes. Mais nous nous attendons à ce que la participation de certains Etats se fasse au niveau ministériel. Mais on ne peut exclure une participation à niveau plus élevé.

Q : Le Président Mahmoud Abbas participera-t-il à la conférence ?

R : C’est ce que nous espérons. Nous lui enverrons bien sûr une invitation. Le sujet a été évoqué avec lui lors de la visite de Bernard Kouchner la semaine dernière et il n’a pas dit qu’il ne viendrait pas.

Q : Quel est le message que la France souhaite transmettre à travers la présidence et l’accueil d’une telle conférence ?

R : Le message est clair : nous - la France - souhaitons aider à la construction d’un Etat palestinien viable. Politiquement, c’est ce qui sera fait à Annapolis et lors des négociations qui s’ensuivront. Economiquement, nous souhaitons poser de véritables bases et c’est ce qui sera fait à Paris. Il est certain que la participation du président français est l’expression claire de la volonté de la France de soutenir le peuple palestinien.

Des indications positives en provenance des donateurs. Nos attentes sont élevées

Q : Quels sont les signaux envoyés par les pays donateurs avant la conférence ?

R : Les signaux sont bons. Certaines étapes étaient préalables à la mobilisation des fonds : la première était la préparation du programme palestinien, ce qui a été bien fait par les Palestiniens, naturellement avec le soutien des institutions internationales et à l’écoute des remarques de la communauté internationale ; la seconde était l’annonce de la conférence d’Annapolis et de ses résultats escomptés.

Nous n’avons pas abordé outre mesure le sujet de la mobilisation des fonds. Nous le ferons après la conférence d’Annapolis. Mais sur ce sujet et sans rentrer dans les détails, les signaux sont positifs. Nous sommes de plus en contact avec certains donateurs comme les pays arabes, et nous devons attendre leurs réactions. Mais je suis confiant sur les résultats.

Je dois dire aussi qu’en plus du soutien financier nous souhaitons mettre en place deux choses, la première étant un soutien qui ne soit pas uniquement au budget et aux coûts de fonctionnement mais qui s’étende aux projets de développement, et la seconde, que nous souhaitons pouvoir annoncer lors de la conférence, qui consiste en un certain nombre de décisions précises. Je n’expliquerai pas maintenant ce que cela signifie mais le but est d’affirmer que nous ne donnons pas seulement de l’argent mais que nous prenons des décisions précises par l’intermédiaire desquelles nous financerons les structures d’une économie véritable. Par exemple, nous étudions la possibilité d’agir avec le secteur privé. L’idée n’est pas seulement de promettre de l’argent mais de prendre des décisions qui auront un véritable impact.

Ceci implique également un certain nombre de projets à effet immédiat, tels que les projets annoncés par Tony Blair avec le Premier Ministre palestinien et le Ministre israélien de la Défense il y a deux jours.

Q : Quel sera le montant des fonds dont vous souhaitez l’annonce lors de la conférence de Paris ?

R : C’est toujours en discussion et ce ne sera clair qu’une fois achevée la formule finale du plan palestinien. Mais on peut dire que cela sera réalisable. Nous ne faisons pas le lien entre les résultats d’Annapolis et ceux de la conférence de Paris.

Q : A propos de la relation entre Paris et Annapolis, certains pensent que des résultats négatifs à Annapolis influeraient négativement sur Paris et inversement. Jusqu’à quel point cela est-il vrai ?

R : Nous préférons le succès d’Annapolis, non seulement pour le bien de la conférence de Paris, mais surtout pour le bien du peuple palestinien. En ce qui nous concerne, le succès d’Annapolis est donc important. Deuxièmement, nous ne faisons pas le lien entre les résultats de la conférence de paix et la conférence de Paris, dans le sens où aucun des résultats d’Annapolis, ne serait-ce le moindre, n’est nécessaire à la conférence de Paris. Même si les résultats d’Annapolis étaient très loin des espérances, la conférence de Paris se tiendrait car il y a un besoin urgent d’aider la Palestine.

Mais il y a bien sûr certaines relations entre les deux conférences notamment celle d’être axées sur le même concept, la création d’un Etat palestinien économiquement et politiquement viable.

La seconde relation est la sécurité. La sécurité sera discutée à Annapolis ainsi qu’à Paris. A Paris, elle le sera sous l’aspect du plan palestinien de réforme des appareils sécuritaires ainsi que sous celui de la bonne gouvernance, de l’Etat de droit, etc. Il y a donc des questions communes à Paris et à Annapolis.

La conférence pour les Palestiniens n’est pas seulement pour la Cisjordanie

Une troisième relation entre Annapolis et Paris concerne le dossier de Gaza : la conférence de Paris est une conférence pour la Palestine et pas seulement pour la Cisjordanie. Naturellement, ce qui sera dit à Annapolis concernant Gaza aura des conséquences sur le plan palestinien à Paris. Mais le plan de réforme inclut clairement Gaza.

La conférence d’Annapolis aura des répercussions sur la mobilisation des fonds des donateurs. Il est possible que certains d’entre eux hésitent à promettre de l’argent à Paris s’ils ne sont pas satisfaits des résultats d’Annapolis. Je pense que ce serait une véritable erreur des donateurs de dire par exemple : « Nous ne sommes pas satisfaits d’Annapolis, donc nous ne contribuerons pas beaucoup ». Pourquoi ? Parce que nous savons tous qu’Annapolis sera le début d’un processus, que c’est un premier pas. En outre, qui souffrira d’une diminution du soutien à Paris ? Ce ne sera pas les pays occidentaux mais bien le peuple palestinien.

Les Palestiniens sont ceux qui en paieront le prix. Notre message à l’ensemble des donateurs est donc celui-ci : il y a un lien, nous ne le nions pas, mais nous devons œuvrer à construire à Paris les bases d’une véritable économie et ce même si les résultats d’Annapolis ne sont pas aussi importants que les attentes de certains.

Q : Le développement palestinien n’est pas seulement fonction des aides extérieures mais également des mesures sur le terrain telles que la levée des barrages, la liberté de mouvement, la fin de l’embargo... Ces questions sont-elles à l’ordre du jour de la préparation de la conférence ? Ont-elles été discutées avec les parties ?

R : C’est la position exprimée dans le dernier rapport de la Banque Mondiale, paru en août préalablement à la réunion de l’Ad Hoc Liaison Committee (AHLC). Nous sommes tous convaincus que la levée des restrictions de mouvement est une exigence pour l’économie. La liberté de mouvement des personnes et des biens est au fondement même d’une économie ouverte et efficace. Je ne crois pas que l’on puisse le nier.

Cela veut dire qu’il faut agir car ces problèmes ne trouveront pas de solution immédiate. Nous devons défendre une approche qui favorise un allègement des obstacles. Encore une fois, ce qu’a entrepris Tony Blair avec l’annonce de projets à Beit Lahya, à Gaza, va en ce sens. Je pense que tous souhaitent la levée des restrictions sous leurs différentes formes, mais je n’ai pas dit qu’elles seraient toutes levées à Paris car vous ne me croiriez pas.
Il y a un véritable besoin de réactiver l’économie et nous y parviendrons si le plan de réforme sécuritaire est appliqué. Il y a une relation entre ces deux éléments et, au final, des décisions radicales pourront convaincre les deux parties.

Mise en place de mécanismes de suivi pour ce qui aura été décidé à Paris

Q : Y aura-t-il la mise en place de mécanismes de suivi pour s’assurer de l’application de ce qui aura été décidé à Paris ?

R : C’est une bonne question. L’idée est que tout ne s’arrêtera pas le soir du 17 décembre. Nous travaillerons dans 3 directions :
Le première est la nécessité de s’assurer que les promesses des donateurs seront bien tenues car nous savons tous qu’il y a promesse, engagement et paiement. Parfois l’exécutif a besoin de l’aval du législatif. Nous - la France - suivrons ceci.
Deuxièmement, il faut suivre la mise en application du plan palestinien par les Palestiniens.
Troisièmement, nous verrons ce qui se passe sur le terrain en matière de restrictions, de fermetures et de mesures dont la communauté internationale doit assurer le suivi. Cela veut dire concrètement, qu’en plus de Jérusalem et Ramallah, il y aura un suivi par les acteurs fondamentaux de la conférence. Il sera peut-être nécessaire d’exercer une pression politique, d’une manière ou d’une autre, à des niveaux politiques.

Q : Après les élections législatives palestiniennes, le TIM a été mis en place comme un moyen de contourner le gouvernement palestinien qui n’avait alors pas de relation avec l’UE. Aujourd’hui, alors que l’UE et l’ensemble de la communauté internationale entretiennent des relations normales avec le gouvernement palestinien, verrons-nous à Paris l’annonce de la fin du TIM ?

R : Comme son nom l’indique, ce mécanisme est temporaire. Le temporaire n’est pas éternel. Il faut réfléchir à la forme sous laquelle viendront les aides européennes. Il faut également regarder plus loin en terme de développement.

Il y a une volonté de la part de l’UE pour que les aides soient plus concrètes. Comme je l’ai déjà dit, l’UE est le plus grand bailleur de fonds des Palestiniens. Ce mécanisme a, d’une certaine manière, confirmé que l’Europe était véritablement le plus grand donateur. Il y avait une volonté de la part de l’UE, et c’est un sujet qui a été discuté à la Commission et par les Etats membres, d’être présent par ce genre d’intermédiaire. Ce n’était pas pour contourner le gouvernement ou quoi que ce soit, mais seulement pour dire « Nous sommes là ».

Il serait juste de dire que pendant de longues années, l’Europe a payé et les autres ont contrôlé. Il est clair qu’il faut qu’il y ait des discussions internes à l’Europe à ce sujet. Y en aura-t-il avant la conférence ? Je ne sais pas, mais il faut définir le futur de l’aide européenne.
Pour finir, je voudrais souligner que le dernier rapport du FMI sur le contrôle des mouvements de fonds au sein de l’AP montre que l’on est revenu à la situation qui prévalait il y a deux ans. Cela est de nature à susciter la confiance et l’avis du FMI à cet égard est que nous pouvons faire confiance à l’AP.

Tout cela sera sur la table. En discuterons-nous avant le 17 décembre et la tenue de la conférence ? Je ne sais pas. Mais il est certain que l’UE donnera des indications pour l’avenir.

Q : Un des problèmes fondamentaux auquel est confrontée la conférence d’Annapolis est la déclaration commune. Y aura-t-il une déclaration lors de la conférence de Paris ?

R : Nous ne le savons pas encore... Ce qui est clair, c’est que nous ne négocierons pas une déclaration avec 90 délégations.

Trois éléments nous ont poussés à accueillir la conférence

Q : Que cela signifie-t-il pour la France de jouer un rôle moteur dans la mobilisation des fonds pour les Palestiniens ?

R : La demande provenait de l’AP. Nous avons répondu oui pour trois raisons :
La première et la plus importante est que nous souhaitons aider le peuple palestinien et exercer une médiation entre les Palestiniens et l’extérieur. Vous vous souvenez que la première conférence de ce genre s’est tenue en 1996 à Paris.

La seconde est que nous avons une bonne administration et un bon réseau d’ambassades à travers le monde que nous pouvons mettre à profit.

La troisième est que nous avons entrepris le même genre d’exercice au Liban avec succès. Lors de mes différents voyages, j’ai pu entendre que l’ensemble des pays donateurs, des organisations internationales et du Liban était satisfait de ce qui avait été réalisé.

Nous nous attèlerons à la tâche avec bonheur, volonté et détermination. La seule différence entre les deux conférences est que, lors de la prochaine, nous ne serons pas seuls : il y aura le Quartet, représenté par Tony Blair, ainsi que la Norvège qui préside le AHLC, et la Commission européenne.

Q : Vous avez dit que le plan palestinien était bon et ambitieux mais sans donner de précisions...

R : Comme je l’ai dit, ce plan a été réalisé par l’AP. Il revient aux Palestiniens d’en dévoiler le contenu. De même, il n’y a pas encore de version finale et il reviendra à l’AP, et particulièrement à Salam Fayyad, de la présenter. Ce que je peux dire, c’est que l’on souhaite avoir à disposition un document court comprenant les plans généraux à destination des ministres et des responsables et également un autre document détaillé qui comprenne les plans de réforme et les différents projets. Et cela représente un travail important et difficile.

Il faut également un cadre budgétaire avec des mesures importantes et raisonnables. D’après ce que j’ai vu, cela a aussi été entrepris par l’AP. Il faut également lier entre eux le cadre fiscal et les réformes. Ce que nous avons vu jusqu’à aujourd’hui, c’est que le plan de réforme palestinienne tentera de réaliser ces trois choses.

Actions en marge d’Annapolis pour mobiliser des fonds

Q : Est-ce que d’autres actions seront entreprises pour mobiliser des fonds ?

R : Nous tenterons en marge de la réunion d’Annapolis de mobiliser les donateurs pour la conférence de Paris. De nombreux ministres seront présents et cela représente donc une bonne occasion. La présence du FMI et de la Banque Mondiale est également un bon élément.

Q : La conférence débutera par un discours puis par la présentation du plan palestinien puis par celle des aides ?

R : Exactement. Il est vraisemblable que la conférence sera précédée par une réunion des principaux donateurs au niveau des hauts fonctionnaires./.


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publié le 16/08/2010

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