Gaza : la France demande à Israël de permettre le passage de matériels humanitaires (22.01.09)

« Nous avons constaté des blocages par les autorités israéliennes concernant le passage de certains matériels humanitaires et des diplomates. Nous demandons aux autorités israéliennes de lever ces blocages compte tenu de la gravité de la situation humanitaire », a déclaré au cours d’un point presse électronique, jeudi 22 janvier, Frédéric Desagneaux, porte-parole adjoint

Cette demande fait écho à la réunion hier à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne en présence de Tzipi Livni sur la situation dans la bande de Gaza. Les ministres ont demandé la réouverture immédiate des points de passage et ont à nouveau appelé Israël à permettre l’acheminement de l’aide humanitaire afin de répondre aux besoins des populations civiles dans la bande de Gaza.

Les ministres ont également rappelé la disponibilité de l’Union européenne à contribuer à la lutte contre la contrebande d’armes à destination de Gaza. Les moyens techniques,

diplomatiques et militaires, notamment navals, qui pourront être utilisés sont actuellement à l’étude.

Ils ont souligné leur détermination à continuer à aider l’Autorité palestinienne à mettre en place les institutions d’un Etat palestinien viable. La relance d’un processus de paix permettant d’aboutir à la création d’un Etat palestinien vivant aux côtés d’Israël dans la paix et la sécurité est une priorité essentielle.

- Lire le point de presse de Bernard Kouchner (Bruxelles, 21 janvier 2009)

"Il faut absolument que l’aide que l’on appelle "humanitaire" - la définition du mot "humanitaire" étant de mon point de vue très politique - soit acheminée. Ouvrez les portes ! C’est absolument indispensable. On ne peut pas faire comme si le cessez-le-feu n’existait pas et revenir à ce qui s’est passé avant. Ouvrez les portes ! Voilà ce que nous avons demandé, les Vingt-sept, unis, d’une seule voix. Nous avons prié, supplié pour que les portes s’ouvrent. Mme Tzipi Livni a répondu qu’elle était très étonnée et qu’en effet l’aide humanitaire devait passer. Nous verrons bien demain."

publié le 05/03/2009

haut de la page