Panorama

PANORAMA

Les relations de coopération décentralisée entre la France et les Territoires palestiniens ont connu un essor en 1994 avec la signature des accords d’Oslo et la création de l’Autorité palestinienne. Elles n’ont depuis cessé de se renforcer, complétant efficacement l’action gouvernementale bilatérale, et contribuant largement à la consolidation des liens entre citoyens, décideurs et experts, ainsi qu’entre élus français et palestiniens. Le Consulat Général de France à Jérusalem comptabilise aujourd’hui près de 100 partenariats de coopération décentralisée dans les Territoires palestiniens, pour la plupart recensés sur l’Atlas internet de la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (DAECT).

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Avec en moyenne 1.5 millions d’euros mobilisés en 2013 par les collectivités françaises intervenant dans la zone, la coopération décentralisée est un vecteur majeur des rapports économiques, politiques, et de solidarité entre la France et les Territoires palestiniens.

TYPE DE COLLECTIVITES ENGAGEES

La coopération décentralisée franco-palestinienne implique des collectivités locales de tous niveaux : communes, mais également communautés d’agglomération, communautés urbaine, départements et régions.

En raison des spécificités de la structure d’administration territoriale palestinienne, ces coopérations concernent à la fois des municipalités, des conseils de village, des syndicats intercommunaux, des camps de réfugiés et des gouvernorats.

Les camps de réfugiés – gérés par des « comités populaires »– et les gouvernorats – l’équivalent local des préfectures françaises – ne font pas formellement partie de la structure de l’administration territoriale palestinienne. Néanmoins, en l’absence d’organes représentatifs élus, ils constituent les seuls interlocuteurs pertinents pour les collectivités françaises sur leurs zones géographiques de compétences (les camps et les districts).

COUVERTURE GEOGRAPHIQUE

L’intervention des collectivités françaises est dans une large mesure (58%) concentrée sur les zones centrales de Cisjordanie, notamment sur les districts de Bethléem, Ramallah et Jéricho (cf. graphique ci-dessous).

En revanche, la Bande de Gaza, Jérusalem-Est et les zones Nord et Sud de la Cisjordanie demeurent largement sous-représentées. Dans le cas particulier de la Bande de Gaza, pour des raisons politiques, la plupart des 11 coopérations recensées sont actuellement suspendues ou maintenues uniquement sur un plan humanitaire.

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NATURE DES COOPERATIONS ET DES PROJETS MIS EN OEUVRE

La mise en place d’une coopération décentralisée dans les Territoires palestiniens résulte souvent d’une initiative politique. Celle-ci peut refléter la solidarité des citoyens français à l’égard de la Palestine et une demande coopération émanant du tissus associatif ou économique local.

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Dans un premier temps, la plupart des partenariats reposent sur des échanges culturels, scolaires ou associatifs. Ces derniers constituent un vecteur de compréhension mutuelle et donc un « socle » indispensable à nombre de coopérations.

S’ils restent parfois à l’état de « solidarité politique et humanitaire », les liens ainsi tissés s’orientent souvent ensuite vers des actions de développement plus structurantes : formation de cadres et d’élus locaux, assistance à la maîtrise d’ouvrage, renforcement des capacités municipales, travaux d’infrastructures. La réussite de ce type de projets dépend, en grande partie, de l’établissement de relations privilégiées et continues entre les techniciens des collectivités françaises et palestiniennes, lesquels, malgré les spécificités locales, font face à des problématiques similaires.

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Projet de réhabilitation de la source de Aroura, soutenu par la région Franche-Comté, le département du Doubs et la ville de Besançon

Les secteurs d’intervention sont variés, et reflètent les besoins des collectivités palestiniennes mais aussi les compétences et financements français disponibles. Ainsi, la majorité des partenariats concernent les secteurs socioculturel et sportif, mais l’essentiel des moyens financiers sont concentrés sur le secteur eau-assainissement (bénéficiant de la loi Oudin-Santini et de la contribution des Agences de l’eau).

Les axes «  tourisme et patrimoine », « développement économique » et « coopération universitaire » (accueil en France d’étudiants palestiniens, dont les bourses sont souvent cofinancées par les collectivités françaises et le Consulat Général de France à Jérusalem) sont également représentés.

publié le 28/08/2015

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