L’Ambassadeur français chargé des questions économiques de développement et de reconstruction dans un entretien exclusif au quotidien Al-Ayyam

L’Ambassadeur Pierre Duquesne a confirmé la possibilité d’organiser une nouvelle conférence des donateurs pour l’Etat palestinien à Paris, en insistant sur l’importance d’évaluer l’avancement du processus politique pour répondre à la demande palestinienne. Il a déclaré : « ce qui importe, c’est de savoir où vont les négociations. Nous devons évaluer précisément la situation afin que nous, la France et les trois co-présidents (Europe, Norvège et Représentant du Quartet), puissions répondre à la demande de l’Autorité palestinienne, car nous ne décidons pas seuls ».

Sur la période de trois ans qui doit être couverte par la nouvelle conférence, Pierre Duquesne a déclaré : « il est naturel de penser au lien géographique entre la Cisjordanie et Gaza, car nous savons que ça prendra du temps. C’est un projet énorme qui rappelle dans une certaine mesure le tunnel entre la France à l’Angleterre. C’est un projet complexe mais possible, ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire et nous devons y réfléchir ».

Il a également confirmé que l’Europe devait jouer un rôle dans le processus politique et pas seulement dans le versement de l’aide extérieure : « le Président de la République Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner ont dit clairement que l’Union européenne devait faire partie du processus politique. La France, en tant que membre de l’Union européenne, s’intéresse de près au processus et est prête à fournir toute l’aide possible. Nous l’avons fait à plusieurs reprises avec nos partenaires de l’Union européenne, durant la présidence française de l’Union Européenne, puis en décembre 2009. Il s’agit d’une question importante pour les hommes politiques, pour les parlementaires et pour l’opinion publique : l’Europe ne doit pas être considérée comme un simple pourvoyeur d’aide extérieure, mais comme un pourvoyeur d’idées et de bonne volonté », tout en indiquant « que cela est mieux compris aujourd’hui qu’auparavant ».

Pierre Duquesne a confirmé que la baisse du versement des contributions n’était pas liée à une mauvaise gestion financière de l’Autorité palestinienne, dont le budget était sous contrôle et correctement géré, mais que le déficit venait du caractère inadéquat des versements de la part des pays arabes. A ce propos, il a déclaré : « nous considérons que les justifications avancées pour ne pas verser l’argent à l’Autorité palestinienne ne tiennent pas. Les pays concernés expliquent qu’ils ne souhaitent pas débourser d’argent sans constater d’avancées sur le terrain, mais en réalité il y a effectivement des progrès sur le terrain. Certes, ces progrès ne sont pas suffisants mais il est juste de dire que durant les derniers mois, la circulation en Cisjordanie s’est améliorée et qu’il y a eu une levée partielle du blocus sur Gaza. Ils disent également qu’ils voudraient voir davantage d’avancées sur le processus de paix, mais eux-mêmes ont soutenu le lancement des négociations directes entre les parties. Enfin, la troisième justification est de dire qu’ils veulent voir des progrès dans la réconciliation inter-palestinienne, mais cela ne devrait pas les empêcher d’aider le peuple palestinien, et non une faction ou une autre ».
L’Ambassadeur français a insisté sur le fait que « ce qui a été fait durant les trois dernières années est un exploit et nous savons que cela n’a pas été facile ». De même, il a confirmé qu’on ne pouvait pas dire que tout était bloqué à Gaza, alors que « nous ne sommes pas dans la même situation qu’il y a quatre mois ; cela reste insuffisant, mais il est possible de faire des choses maintenant. Les pays qui parlent de blocus total utilisent cela comme une excuse. Les mesures d’allègement du blocus à Gaza ne sont pas nulles. J’ai dit que ce n’était pas suffisant, mais c’est un début ».

Voici le texte intégral de l’entretien qui a eu lieu au Consulat Général de France à Jérusalem :

« Al-Ayyam » : vous avez eu une série d’entretiens avec des responsables palestiniens, quels ont été les sujets évoqués et les résultats de ces rencontres ?

Pierre Duquesne : nous suivons de près les résultats de la Conférence de Paris et j’effectue dans ce but des visites régulières. Il s’agit par ailleurs de préparer la prochaine réunion du comité de coordination des bailleurs (AHLC) à New-York. Nous avons également discuté de l’opportunité d’organiser une deuxième conférence des donateurs à Paris. C’est essentiellement de ces trois sujets que nous avons parlé. Comme d’habitude, je me suis rendu également rendu à Hébron pour constater la situation dans une grande ville palestinienne. Lors de ma visite précédente, je m’étais rendu à Gaza.
La faiblesse du soutien arabe est injustifiable.


« Al-Ayyam » : la réunion du comité de coordination des bailleurs (AHLC) à New-York est-elle liée à une crise financière grave de l’Autorité palestinienne ?

Pierre Duquesne : oui, il y a des risques de crise financière grave, car même une fois comptabilisées les contributions attendues, il reste un déficit de 300 millions de dollars et c’est la première fois qu’une telle situation se présente depuis la Conférence de Paris. Les contributions sont en baisse et ce n’est pas dû à une mauvaise gestion financière de la part de l’Autorité palestinienne, dont le budget est sous contrôle et correctement géré. Le déficit vient du caractère inadéquat des versements de la part des pays arabes, ce n’est pas un problème nouveau.

A ce propos, nous considérons que les justifications avancées pour ne pas verser l’argent à l’Autorité palestinienne ne tiennent pas. Les pays concernés expliquent qu’ils ne souhaitent pas débourser d’argent sans constater d’avancées sur le terrain, mais en réalité, il y a effectivement des progrès sur le terrain. Certes, ces progrès ne sont pas suffisants mais il est juste de dire que durant les derniers mois, la circulation en Cisjordanie s’est améliorée et qu’il y a eu une levée partielle du blocus sur Gaza. Ils disent également qu’ils voudraient voir davantage d’avancées sur le processus de paix, mais eux-mêmes ont soutenu le lancement des négociations directes entre les parties. Enfin, la troisième justification est de dire qu’ils veulent voir des progrès dans la réconciliation inter-palestinienne, mais cela ne devrait pas les empêcher d’aider le peuple palestinien, et non une faction ou une autre.
Il y a un besoin réel de leur aide qui représente aujourd’hui un cinquième de l’aide externe alors qu’elle représentait un tiers dans le passé, voire plus. Pendant ce temps, les membres de l’Union Européenne et la Norvège ont rempli leurs engagements. La France par exemple a transféré 23 millions d’euros durant l’été : durant les trois dernières années, nous avons rempli nos engagements en termes d’aide budgétaire. Cela n’était pas toujours facile étant donné les difficultés financières que l’on connaît actuellement mais en même temps, nous croyons fermement au processus.

C’est pour cela que nous adressons un appel sincère aux pays arabes pour leur dire que nous devons travailler ensemble, qu’ils doivent aider le peuple palestinien et qu’ils doivent contribuer à l’établissement de l’Etat palestinien. Je crois que nous n’avons pas de différence de point de vue là-dessus. Peut-être que certains dirigeants ne connaissent pas la situation dans le détail, mais il y a un réel besoin d’aide maintenant et pas dans six mois.
Ce dont nous avons besoin c’est de l’aide des donateurs car l’Autorité palestinienne a rempli ses engagements en maintenant le déficit sous contrôle et en essayant de le réduire. Ce qui a été fait durant les trois dernières années est un exploit et c’est d’ailleurs comparable à ce que nous demandons à la Grèce de faire durant les trois prochaines années. Nous savons que ce n’est pas facile. Les emprunts bancaires peuvent permettre de régler le problème de financement pour une courte période, mais cela ne saurait constituer une solution de long terme.

Dans tous les rapports, nous constatons qu’il y a eu des progrès des trois côtés : les donateurs ont rempli leurs engagements, l’Autorité palestinienne a mis en place les réformes et les autorités israéliennes ont amélioré la situation sur le terrain. En ce qui concerne le premier point, on peut dire que les donateurs ont respecté leurs engagements, sauf pour les donateurs arabes. Sur le deuxième point, l’Autorité palestinienne a bien mis en oeuvre les réformes attendues. Enfin, pour ce qui est du troisième point, Israël peut encore faire beaucoup pour améliorer la situation en Cisjordanie et à Gaza : de nombreuses décisions peu sensibles peuvent être prises, comme par exemple donner le feu vert aux projets urbains comme Al-Rawabi ou accorder davantage de bande de fréquences à la société Wataniya.
Les exigences de la Conférence de Paris 2.

« Al-Ayyam » : en ce qui concerne la Conférence de Paris 2, lors de notre dernier entretien vous aviez dit qu’une dynamique politique était nécessaire pour que cette conférence ait lieu et qu’il ne devait pas s’agir d’une conférence purement économique. Maintenant que les négociations directes sont lancées, croyez-vous que les conditions sont remplies pour une nouvelle conférence ?

Pierre Duquesne : lors de la réunion de suivi de la Conférence de Paris le 1er juillet dernier à Paris en présence de Bernard Kouchner, Jonas Stoere, Catherine Ashton, Tony Blair, Salam Fayyad et Ahmed Aboul Gheit, ceux-ci ont confirmé qu’une nouvelle conférence des donateurs pour l’Etat palestinien pourrait être organisée en temps opportun à Paris dans le cadre de perspectives claires de création d’un Etat palestinien. Peut-être à la fin de l’année, un peu avant ou après. Sans doute, le lancement des négociations directes ouvre la voie, mais nous avons besoin d’avoir plus d’informations et de savoir vers où on se dirige. La conférence de donateurs ne peut pas être un événement purement financier, il faut qu’elle s’inscrive dans un cadre politique. C’est pour cela que nous avons besoin d’évaluer où nous en sommes actuellement.

Ensuite, nous avons besoin d’un nouveau plan de développement palestinien car les donateurs doivent s’engager sur la base d’un plan stratégique. Le ministère du Plan a beaucoup de travail à faire en termes de collecte de données, de définition de stratégies sectorielles et de synthèse dans le cadre d’une vision stratégique. C’est ce qui a été fait lors de l’élaboration du premier plan de développement et de réforme il y a trois ans.
L’Autorité palestinienne doit mettre l’accent sur des projets qui ne se trouvent pas dans le premier plan de réforme et de développement, car le premier plan était fondé sur des thèmes qui ont déjà été mis en œuvre, comme la bonne gouvernance, la sécurité ou la gestion des finances publiques. Il est important de faire référence à ce qui a été réalisé, mais il est nécessaire aussi de passer à de nouveaux secteurs afin que le deuxième plan ne soit pas une duplication du premier, en application du plan du gouvernement concernant l’établissement de l’Etat.

Le plan couvrira une période de trois ans 2011–2013 et
doit donc être ambitieux. Nous allons discuter avec l’Autorité palestinienne des projets qui peuvent en résulter, mais ce dont nous avons besoin ce n’est pas d’une liste de projets, mais comme en 2007 et comme dans le plan du 13ème gouvernement, d’une vision stratégique. Et je ne doute pas que nous l’aurons bientôt.

Nous voulons un rôle dans le processus politique.

Pierre Duquesne :Finalement, ce qui est important pour les principaux donateurs et surtout pour l’Union européenne, qui représente près de deux tiers de l’aide versée à l’Autorité palestinienne, c’est que l’Union européenne ne soit pas seulement un pourvoyeur d’aide, mais également qu’elle fasse partie du processus politique. Le Président de la République Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner ont dit clairement que l’Union européenne devait faire partie du processus politique. La France, en tant que membre de l’Union européenne, s’intéresse de près au processus et est prête à fournir toute l’aide possible. Nous l’avons fait à plusieurs reprises avec nos partenaires de l’Union européenne, durant la présidence française de l’Union européenne, puis en décembre 2009. Il s’agit d’une question importante pour les hommes politiques, pour les parlementaires et pour l’opinion publique : l’Europe ne doit pas être considérée comme un simple pourvoyeur d’aide extérieure, mais comme un pourvoyeur d’idées et de bonne volonté ». C’est dans ce cadre que nous évaluerons la situation et que nous répondrons à la demande de l’Autorité palestinienne pour la tenue d’une nouvelle conférence.

« Al-Ayyam » : à quel point le désaccord entre l’Europe et les Etats-Unis sur la participation au processus politique peut-il influencer la tenue d’une nouvelle conférence des donateurs en France ?

Pierre Duquesne : je ne parlerais pas de désaccord entre l’Europe et les Etats-Unis. Toutes les parties concernées par les négociations doivent être convaincues que l’Europe est prête à jouer un rôle important et j’ai l’impression que cela est mieux compris aujourd’hui que cela ne l’était il y a encore deux semaines. Comme je l’ai dit, ce qui importe c’est de savoir où vont les négociations ; c’est pour cela que nous devons évaluer précisément la situation afin que nous, la France et les trois co-présidents (Europe, Norvège et Représentant du Quartet), puissions répondre à la demande de l’Autorité palestinienne, car nous ne décidons pas seuls.
L’économie sera plus forte une fois l’Etat établi.


« Al-Ayyam » :
beaucoup de gens affirment que les institutions étatiques seront prêtes au mois d’août de l’année prochaine. En même temps, vous dites que la Conférence, si elle a lieu, discutera du financement de projets de l’Etat dans les trois prochaines années. Comment concilier tout cela ?

Pierre Duquesne : je suis certain que l’Etat palestinien n’aura pas besoin d’aide extérieure pendant des décennies. Je suis convaincu également du potentiel de l’économie palestinienne et que le secteur privé est capable de faire ce qu’on attend de lui. Tout cela veut dire qu’un jour viendra où l’Etat de Palestine n’aura plus du tout besoin d’aide extérieure. Toutefois, ça ne se fera pas du jour au lendemain avec l’indépendance ou la proclamation de l’Etat. C’est pour cela que couvrir une période de trois ans ne veut pas dire que les négociations doivent se poursuivre jusqu’à la fin de cette période ou que nous devrons arrêter l’aide extérieure dès que l’Etat sera déclaré. Bien sûr, dans ce cas la situation sera très différente. En outre, étant donné le caractère entreprenant de ce pays et en supposant qu’il n’y aura plus de restrictions de mouvement, l’économie sera capable de devenir solide sans aide extérieure pour une longue durée. Mais cela prendra un an ou deux, voire trois après la déclaration de l’Etat, je ne sais pas précisément.
4 exigences pour Gaza.

« Al-Ayyam »  : la première conférence a concerné la Cisjordanie et Gaza, qu’en sera-t-il de celle-ci ?

Pierre Duquesne : ce sera sûrement pareil, voire davantage : l’inclusion de Gaza dans l’Etat palestinien est quelque chose d’évident et d’indispensable. La levée partielle du blocus de Gaza n’est pas suffisante et nous avons dit cela au mois de juillet dernier lorsque nous avons confirmé que quatre mesures étaient nécessaires pour Gaza : l’autorisation des exportations, la facilitation du mouvement des personnes, l’autorisation des importations, pas seulement pour les projets d’infrastructure mais également pour les projets individuels, et la normalisation des relations bancaires. Les choses ont progressé sur ce dernier point. Ce n’est pas encore suffisant mais c’est un pas dans la bonne direction.


Le lien entre la Cisjordanie et Gaza.

Pierre Duquesne : dans la mesure où nous allons travailler sur un horizon de trois ans, il est naturel de réfléchir au lien géographique entre la Cisjordanie et Gaza, car nous savons que ça prendra du temps. C’est un projet énorme qui rappelle dans une certaine mesure le tunnel entre la France et l’Angleterre. C’est un projet complexe mais possible, ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire et nous devons réfléchir. Se pose également la question des relations commerciales entre la Cisjordanie et Gaza, entre Gaza et Israël, entre la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Israël, etc. Tout cela sera sur la table des négociations. Il faut également renforcer la présence de l’Autorité palestinienne, c’est-à-dire du futur Etat palestinien, dans les organisations internationales, par exemple à l’Organisation mondiale du commerce. Il est donc clair que Gaza n’est pas une partie du problème mais une partie de la solution.

« Al-Ayyam » : la question du lien géographique entre la Cisjordanie et Gaza a-t-elle été discutée avec les responsables palestiniens ?

Pierre Duquesne : il ne s’agit que d’une opinion personnelle, mais c’est un exemple de ce qui peut être fait dans les trois prochaines années. Quand nous avons fait des déclarations à Paris en 2007, cela a semblé très ambitieux pour beaucoup de gens. La communauté internationale a fait le pari que la sécurité serait rétablie par l’Autorité palestinienne dans les villes de Cisjordanie. C’est quelque chose que beaucoup de gens n’imaginaient pas. Maintenant, quand on va à Naplouse, les gens parlent de développement. Nous devons être créatifs, en considérant les capacités de la population et des dirigeants palestiniens, qui sont capables de faire beaucoup plus que ce que certains croient.

On ne peut pas dire que tout est impossible à Gaza

« Al-Ayyam » : lorsqu’on parle d’une nouvelle conférence et de Gaza, certains donateurs peuvent faire valoir le fait qu’ils ont promis 4 milliards de dollars à la Conférence de Charm El-Cheikh, mais que les projets n’ont pas été mis en place à cause de la situation à Gaza ?
Pierre Duquesne : premièrement, il ne faut pas oublier que la Conférence de Charm El-Cheikh ne concernait pas seulement Gaza mais l’économie palestinienne en général. Deuxièmement, s’agissant des pays qui ont promis de l’argent, le moment est venu qu’ils remplissent leurs engagements car la situation n’est plus celle d’il y a quatre mois. La France soutient, par exemple, un projet de station d’épuration à Beit Lahia et nous avons réussi à négocier avec les Israéliens un programme de six mois pour faire entrer les matériaux nécessaires, il y a eu un appel d’offres qu’une entreprise allemande a remporté. On peut dire la même chose de l’hôpital Al-Quds, où les matériaux de construction et les équipements médicaux vont pouvoir entrer. Cela ne sera peut-être pas facile mais c’est un indicateur. Les Nations Unies également ont mis en place plusieurs projets : si des pays veulent financer ces projets, je suis sûr que l’ONU acceptera leurs fonds.
Nous ne sommes pas dans la même situation qu’il y a quatre mois et on ne peut pas dire que tout est bloqué à Gaza. Cela reste insuffisant, mais il est possible de faire des choses maintenant. Les pays qui parlent de blocus total utilisent cela comme une excuse. Il faut travailler avec l’Autorité palestinienne à Gaza, celle-ci paie les salaires des employés dans plusieurs secteurs, comme l’éducation ou la santé. Les mesures d’allègement du blocus à Gaza ne sont pas nulles. J’ai dit que ce n’était pas suffisant, mais c’est un début.

« Al-Ayyam » : y a-t-il de nouvelles évolutions concernant la zone industrielle de Bethléem ?

Pierre Duquesne : le travail est en cours et nous sommes confiants que le réseau d’électricité sera connecté dans un mois ou deux et que le réseau d’eau le sera au premier trimestre de l’année prochaine. En ce qui concerne la route d’accès, elle sera prête au printemps. Nous travaillons sur le terrain et nous finançons le plan stratégique. Nous allons financer à la fois l’infrastructure externe et interne, le travail avance. A Hébron, je me suis assuré que l’attention ne serait pas portée exclusivement sur des entreprises de Bethléem, mais également aux entreprises d’Hébron. Le travail n’est pas terminé et nous espérons que le problème de mouvement sera résolu, car nous avons des accords de principe de la part des autorités israéliennes. Nous tenons également des réunions régulières avec des entreprises palestiniennes et françaises

publié le 15/11/2016

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