L’école des loisirs fête ses 50 ans !

A l’occasion du 50ème anniversaire de la maison d’édition jeunesse L’école des loisirs, l’Institut français propose tout au long de l’année 2015 des activités autour des héros et des auteurs de livres qui ont conquis enfants et adultes du monde entier. Dans cette perspective, Fabian Grégoire, illustrateur et auteur jeunesse, était l’invité de l’Institut français de Jérusalem du 27 au 30 avril 2015 et a animé de nombreuses activités.

En compagnie de l’équipe de l’Institut français de Jérusalem - antenne de Ramallah (CCFA), Fabian Grégoire est allé à la rencontre des élèves de l’école Al-Motasem à Yatta (Sud d’Hébron) et de ceux de la classe de 10ème à l’école des Sœurs de Saint-Joseph à Ramallah. Un programme d’ateliers de peinture et d’écriture a été élaboré en coopération avec l’association palestinienne RIWAQ dans le village de Rantis et avec l’association d’échanges culturels Hébron-France dans la vieille ville d’Hébron. Enfin, au CCFA, un atelier d’initiation à l’illustration a été proposé aux élèves du programme d’enseignement de la langue française conduit par l’Institut français de Ramallah dans les camps d’Al-Amaari, de Jalazone et dans le village de Jifna.

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© 2015 Audrey Coguiec - Ramallah

A Jérusalem, Fabian Grégoire a passé une journée à l’Institut français de Jérusalem - Romain Gary où il a animé deux ateliers, avec des enfants puis des adultes. Il a d’abord rencontré les classes de CM1 et de 6e du Lycée français de Jérusalem  : les élèves l’ont interrogé sur son métier d’auteur-illustrateur et ont aussitôt mis ses conseils en pratique lors d’un atelier de découpage qui leur a permis d’avancer dans leur propre projet de livre. Puis il a rencontré un public d’adultes pour une session d’illustration au cours de laquelle il a pu longuement décrire son processus de travail.

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© IFJ Romain Gary - 2015

Fabian Grégoire a répondu à nos questions.

En quoi consiste votre collaboration avec L’école des loisirs ?
Je suis illustrateur-auteur depuis 17 ans, et depuis ce temps-là je collabore avec L’école des loisirs. J’ai publié mon tout premier livre à la sortie de l’école d’arts Saint-Luc de Bruxelles, à 22 ans. Je travaille donc régulièrement avec cette maison d’édition, plus particulièrement avec la collection Archimède. Je publie à peu près un livre par an dans cette collection.

Quels sont vos sujets de prédilection ?
Je m’inspire de mes lectures pour ensuite transmettre ce que j’y apprends dans mes livres. Mes livres sont destinés à un public jeunesse et s’intéressent à des faits historiques ou des informations scientifiques et techniques. J’essaye aussi de mettre en lumière des métiers manuels qui ne sont pas toujours valorisés : j’ai déjà publié des livres sur les souffleurs de verre ou les techniciens qui travaillent dans les coulisses de théâtre.

Connaissez-vous la région ? Est-ce la première fois que vous venez ici ?
C’est la première fois que je viens en Palestine, j’étais extrêmement heureux de recevoir l’invitation de l’Institut français de Jérusalem, et, quand j’ai reçu cette proposition, je n’ai pas hésité une seconde. En réalité, c’est un coin du monde que j’ai toujours rêvé de visiter, j’étais intéressé par sa complexité géopolitique mais aussi par son histoire millénaire. De la région en général, je connais Oman pour avoir fait des recherches de terrain pour mon livre « Le Secret de l’Astrolabe ».

Quel était votre projet ici ?
L’idée était d’aller à la rencontre des enfants, à Ramallah et en dehors, et de créer ensemble, d’ouvrir des portes. Nous avons donc peint sur les murs du village de Rantis et sur ceux de l’école de Yatta de grandes portes et ajouté des motifs créés avec des pochoirs. Les filles de Rantis étaient très soignées et attentives et les garçons de Yatta étaient un peu plus turbulents mais nous avons passé un agréable moment. Ensuite, avec les élèves de français de Ramallah, des camps et villages alentours, nous avons pu organiser des ateliers en intérieur dédiés à l’écriture créative ou au dessin, avec un peu plus de détails. L’accueil que nous avons reçu des associations Riwaq et AECHF était incroyable, les personnes étaient d’une grande générosité, j’ai ressenti qu’ils avaient une réelle envie de donner.

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© 2015 Riwaq – Rantis

Comment avez-vous communiqué avec les enfants ?
Shorouq Altamimi, médiathécaire de l’Institut français de Ramallah, a pu nous aider pour la traduction et puis j’ai appris quelques mots d’arabe : maktabeh, madrasseh, mabrouk, maa al-salameh, choukran…. Cependant, les élèves de l’école Saint-Joseph de Ramallah avaient un très bon niveau de français. Mais sinon en général, avec le dessin, c’est facile de se faire comprendre.

Qu’avez-vous ressenti en rencontrant les enfants ici ?
J’ai eu l’impression que malgré le fait que ce soit une région en conflit, il y a un côté plus vivant qu’en France. L’incertitude sur le futur et l’avenir apporte un nouveau rapport avec le présent. J’avais besoin de ressentir par moi-même la Palestine, de pouvoir comparer avec ce que l’on voit dans les médias. Je pourrai dire en rentrant en France que les Palestiniens ont tout simplement envie de vivre une vie normale.

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© 2015 Fabian Grégoire – Ramallah

Toute la programmation culturelle sur le site internet de l’Institut français

publié le 26/05/2015

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