La musique en fête à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens

Pour la cinquième année consécutive, les Instituts Français ont joué un rôle moteur dans l’animation de la fête de la musique en Cisjordanie et à Jérusalem. Cette année, un groupe de musiciens français, Jazzadem, proposé par la Ville de Belfort, a contribué à la dimension internationale de la fête. Elle s’est déroulée dans les principales villes palestiniennes pendant une semaine.

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A Hébron
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A Naplouse

Du 20 au 25 juin, Jazzadem, formation du département de Jazz du Conservatoire de Belfort, qui reprend un répertoire de « classiques » de la chanson française, adaptés et revisités de façon jazzy pour l’occasion (C’est si bon, Aux Champs Elysées, La javanaise, Le jazz et la java, etc.), a été accueilli à Bethléem puis Jérusalem, Naplouse, Hébron et Ramallah. Jazzadem n’a pas pu se rendre à Gaza mais cela n’a pas empêché l’Institut français de cette ville de célébrer la Fête de la musique, qui s’est déroulée pour la première fois dans les jardins du nouvel Institut ouvert en 2013. La programmation, 100% locale et de très bonne qualité, proposait Meymass Music Band, qui a revisité des classiques de la chanson arabe contemporaine avec des arrangements modernes, et Watar Band, un groupe pop-rock remarqué l’année dernière grâce au lancement du clip de sa chanson Dawsh (https://www.youtube.com/watch?v=N4AniwZvFSg ). Ce groupe a d’ailleurs été interviewé pour cette occasion, en duplex et en direct de l’Institut français de Gaza, par l’émission « Maghreb Orient Express » diffusée sur TV5 Monde. Le public, nombreux et ravi, a pu profiter longuement d’une atmosphère exceptionnelle à Gaza.

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A Gaza

L’Institut français Chateaubriand de Jérusalem a associé des institutions palestinienne à la fête : le conservatoire Edward Saïd, la galerie d’Art Al Hoash, un Hamam de la vielle ville, et a même proposé aux jeunes de s’initier à la capoeira.

De son côté, l’Institut français Romain Gary (Jerusalem ouest) a conclu un partenariat avec « ha-mazkeka », un café-concert associatif, équipé d’une petite salle de spectacle. Se sont succédés sur scène 8 musiciens amateurs dans l‘esprit de la fête de la musique, ainsi que la chanteuse Neta el Kayem et son groupe, 4 jeunes musiciens israéliens d’origine marocaine, qui redécouvrent leur patrimoine musical. Une centaine de personnes ont participé à cette Fête de la musique « à la française » dans la partie Ouest de la ville.

Rassemblant plus de 1100 de spectateurs au total (dont plus de 500 à Gaza), cette nouvelle édition de la Fête de la musique demeure l’un des temps forts de la saison culturelle en Palestine et à Jérusalem en proposant un véritable échange entre les artistes et le public allant bien au-delà de la simple diffusion musicale.

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Le groupe Jazzadem

publié le 15/11/2016

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