Le FMI appelle les donateurs à accorder 5.5 milliards de dollars

Le Fonds Monétaire International a affirmé que « la croissance en Cisjordanie et à Gaza dépendait principalement du commerce avec Israël et de la liberté de circulation des personnes et des biens à l’intérieur des Territoires Palestiniens ». De plus, « le retour des investissements privés exige un énorme effort de reconstruction. Il est par conséquent nécessaire d’alléger les restrictions imposées par Israël à la libre circulation à l’intérieur de la Cisjordanie ainsi qu’avec l’extérieur ».

Al Ayyam s’est procuré un exemplaire d’un rapport du FMI qui doit être présenté la semaine prochaine à Paris, lors de la conférence des donateurs. Celui-ci indique : « Une aide accrue devra être apportée par les donateurs pour combler le déficit budgétaire (environ 1.3 milliard de dollars par an sur la période 2008-2010) et pour financer le programme d’investissement public (environ 550 millions de dollars annuels) ».

Le FMI a concrètement endossé le Plan de Réforme et de Développement Palestinien (PRDP) qui sera présenté par le Premier ministre, Salam Fayyad, lors de la conférence de Paris, le 17 décembre. Le FMI demandera à cette occasion aux donateurs de soutenir les Palestiniens en accordant un financement de 5.5 milliards de dollars sur la période 2008-2010.

Le rapport salue les réformes entreprises par Salam Fayyad et préconise, après examen, une reprise des aides financières directes des pays donateurs sur le compte unique du Trésor palestinien rattaché au Ministère des Finances.

Le rapport du FMI évoque le scénario palestinien sur la croissance du PIB qui indique que, si les conditions requises sont réunies, celui-ci devrait connaître une hausse de 5.3 % en 2008 à 6% en 2010.

Le rapport indique également que le PRDP exige que toutes les parties (l’Autorité Palestinienne, le gouvernement israélien, les donateurs) travaillent ensemble de manière constructive pour renforcer la croissance dans les Territoires Palestiniens. Ceci implique :

-  Une amélioration du climat des affaires. Elle résultera d’un allègement des restrictions qui doivent revenir à leur niveau de l’année 2000. Les restrictions imposées à la bande de Gaza devront également être allégées de manière conséquente pour permettre librement l’acheminement de l’aide humanitaire et la réalisation des projets d’investissement. Le retour de la confiance et l’amélioration de la situation économique seront de nature à relancer le commerce et l’investissement privés et permettront au plus vite la réalisation du programme d’investissement public.

-  Une politique financière rigoureuse de l’Autorité Palestinienne, basée sur la limitation des dépenses. Le développement des activités du secteur privé permettra de réduire le déficit budgétaire, sur la base d’une politique active et rigoureuse du gouvernement.

-  Une élévation du niveau des aides financières des donateurs à l’Autorité Palestinienne afin de combler le déficit budgétaire et de couvrir les investissements publics.

[L’article d’Al Ayyam reprend ensuite de longs extraits du rapport de FMI].

Article d’Abdel Raouf Arnaout pour Al Ayyam

publié le 15/11/2016

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