Le printemps de la coopération universitaire franco-palestinienne

Le printemps palestinien attire les professeurs français. An-Najah, Birzeit, Al-Quds : du début du mois de mars à la fin du mois de mai 2008, pas moins de dix professeurs et enseignants français sont venus enseigner dans ces trois universités de Cisjordanie.

Le droit était tout particulièrement à l’honneur. Un fonds de solidarité prioritaire ayant été mis en place en 2007 pour soutenir le développement de la faculté de droit et d’administration publique de l’Université de Birzeit, des cours y sont régulièrement donnés par des enseignants français. Cette année se sont succédé le Pr. Pierre Delvolvé, de l’Université Paris II Assas, le Pr. Françoise Dreyfus, de l’université Paris I, le Pr. Jean-Pierre Filiu, de Sciences Po Paris, ainsi que des professeurs des universités de Bourgogne et de Cergy-Pontoise.

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Si la plupart des cours ont été donnés à Birzeit, et intégrés dans les enseignements dispensés à la faculté de droit, d’autres ont été donnés à Naplouse, à l’invitation du doyen de la faculté de droit. Les fondements du droit administratif, les partenariats public-privé, le droit européen de la concurrence, la transition juridique en Afrique du Sud, le droit de grève, les finances publiques et le droit des collectivités locales : autant de thèmes que les professeurs français ont été invités à exposer à un public passionné avant de répondre aux questions toujours nombreuses de l’auditoire.

En parallèle de ces enseignements juridiques, le Pr. Ballereau (de l’observatoire de Paris-Meudon) est venu évoquer à Birzeit les lois tout aussi complexes de l’astrophysique. L’artiste Michèle Arellano a organisé un atelier de gravure à la faculté des Beaux-Arts de Naplouse. Quant au Pr. Glassner (CNRS), il a pu raconter, aux Universités de Birzeit et Al-Quds, la naissance de l’écriture et de la science, il y a quelques millénaires… non loin de là.

publié le 26/11/2009

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