Les financements des donateurs ne seront pas suffisants pour garantir le succès du Plan de réforme palestinien si les restrictions israéliennes se poursuivent

Selon le rapport de la Banque Mondiale qui sera présenté lors de la conférence de Paris, les financements des donateurs ne seront pas suffisants pour garantir le succès du Plan de réforme palestinien si les restrictions israéliennes se poursuivent

Dans un rapport qu’elle doit présenter à Paris lors de la conférence des donateurs et dont Al Ayyam s’est procuré un exemplaire, la Banque Mondiale affirme que les objectifs assignés à cet exercice ne pourront pas être atteints si, d’une part, les restrictions israéliennes aux accès et mouvements des biens et des personnes sont maintenues et si, d’autre part, les contributions des donateurs ne répondent pas aux besoins de l’Autorité Palestinienne (AP).

Le rapport souligne que la réalisation d’un taux croissance de 5% nécessite l’engagement de la communauté internationale à combler le fossé fiscal de l’AP lors des trois prochaines années et une relance du secteur privé, qui implique elle-même une levée des entraves israéliennes au commerce.

Le rapport fait toutefois valoir que « même si le financement international réclamé est pleinement obtenu, sans allégement du système de bouclage des Territoires, l’économie palestinienne connaîtra une récession marquée (environ -2% par an) ». (...)

Le rapport conclut que « l’économie palestinienne continuera, même dans le scénario le plus favorable, à dépendre largement des financements extérieurs mais aussi du redressement du secteur privé, qui est le vrai moteur de la croissance ».

Article paru dans Al Ayyam , par Abdel Raouf Arnaout (Envoyé spécial à Paris)

publié le 16/08/2010

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