Les souffleurs, commandos poétiques

Armés de longs tubes, dans lesquels ils soufflent leurs vers, et de parapluies, les « commandos poétiques » ont opéré dans les Territoires Palestiniens, après le succès de leur intervention en Jordanie !

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Un public nombreux s’est prêté au jeu et a écouté avec surprise, bienveillance et attention les poèmes soufflés en arabe et en français dans les rues de Jéricho, Ramallah, Naplouse, Jérusalem ainsi qu’au camp de réfugiés d’Al Arub de Bethléem.

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Les commandos poétiques ont même opéré dans les jardins du Consulat Général à Jérusalem !

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Ils ont chatouillé le creux de l’oreille d’un public d’abord étonné puis rapidement sensible à la beauté des vers si originalement soufflés.
Le public a réservé un accueil chaleureux à ces commandos poétiques voleurs de ciel gris et de cœurs moroses.

Les souffleurs ont rendu hommage aux vers du grand poète palestinien Mahmoud Darwish, récemment disparu.

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’’Et nous avons abandonné notre enfance au papillon
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Lorsque nous avons laissé un peu d’huile sur les marches
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Mais nous avons oublié de saluer notre menthe
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Oublié de saluer furtivement notre lendemain après nous
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L’encre du midi était blanche,
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N’était le livre du papillon autour de nous
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Soit : que notre lendemain soit avec nous
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Et notre passé aussi
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Que notre journée soit présente au festin de ce jour
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Apprétée pour la fête du papillon
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Et les rêveurs passeront sains et saufs d’un ciel à l’autre pareils
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D’un ciel à l’autre pareil passent les rêveurs"

Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude, Actes sud traduction Elias Sambar

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publié le 09/03/2010

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