Point presse du porte-parole du ministère des Affaires étrangères (22-05-2009)

La déclaration du premier ministre israélien selon laquelle Jérusalem restera la capitale unifiée d’Israël ne torpille-t-elle pas la solution des deux Etats ?

La déclaration faite par le Premier ministre israélien hier à Jérusalem préjuge du statut final.

Or il appartient aux parties de parvenir à un accord final et général sur le statut définitif, qui mette fin au conflit. La feuille de route rappelle que cet accord prévoit un règlement négocié de la question du statut de Jérusalem qui tienne compte des préoccupations politiques et religieuses des deux parties et qui soit conforme au principe de deux Etats, Israël et une Palestine souveraine, indépendante, démocratique et viable, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Aux yeux de la France, Jérusalem doit, dans le cadre d’un accord de paix négocié, devenir la capitale de deux Etats. Dans son discours à la Knesset, le 23 juin 2008, le président de la République a rappelé qu’il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d’accès aux Lieux Saints pour toutes les religions.

Des actions comme la destruction de maisons palestiniennes ou la transformation des quartiers arabes risquent d’engendrer une escalade de la violence. Elles sont inacceptables et contraires au droit international.

De manière générale, la France condamne la poursuite de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est. Nous rappelons l’exigence d’un gel des activités de colonisation, y compris celles liées à la croissance naturelle.

publié le 04/06/2009

haut de la page