Poursuite de la construction du mur de séparation

Réponse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question écrite de Mme Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères - Assemblée nationale

(Paris, 5 avril 2016)

La France condamne la décision israélienne d’autoriser la poursuite de la construction du mur de séparation dans la vallée de Crémisan, illégale au regard du droit international et qui aurait un grave impact sur les familles palestiniennes de Beit Jala.

Dans ce contexte, la France s’est mobilisée. En 2015, notre ambassade à Tel Aviv a effectué une démarche à ce sujet auprès du bureau du Premier ministre israélien. Cette mobilisation s’est poursuivie dès le début des travaux. Le consul général à Jérusalem et son équipe se sont rendus à Beit Jala à plusieurs reprises, notamment en février 2016, afin de réaffirmer le soutien français aux habitants et constater sur place l’avancée des travaux. En juillet 2015, les missions de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah avaient exprimé leur profonde déception et leur inquiétude suite à la décision de la cour suprême d’Israël d’autoriser la construction d’une portion du mur dans la vallée de Crémisan. Dans les conclusions du Conseil Affaires étrangères du 18 janvier 2016, les 28 ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont appelé Israël à suspendre les projets de transferts forcés de populations et de destruction qui menacent cette zone.

Par ailleurs, à titre bilatéral ainsi que dans les enceintes multilatérales, la France appelle Israël à respecter ses obligations s’agissant des conditions de vie de la population palestinienne, dans le respect de la IVème convention de Genève. La colonisation israélienne constitue un obstacle à une paix juste, fondée sur la création d’un État palestinien viable et souverain vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël. Avec l’objectif de préserver et de faire aboutir la solution des deux États, la France a engagé des démarches afin de préparer une conférence internationale rassemblant autour des parties leurs principaux partenaires notamment américains, européens et arabes. L’envoyé spécial, Pierre Vimont, mène la concertation avec les parties et les principaux partenaires. La France restera attentive à la situation des familles de Beit Jala./.

publié le 15/11/2016

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