Processus de paix au Proche-Orient (Paris, 14 juin 2009)

La France, avec ses partenaires européens, et les Etats Unis travaillent ensemble à une reprise du processus de paix et à la création à bref délai d’un Etat palestinien viable et démocratique vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israel. Avec le sénateur Michell, que j’ai rencontré aujourd’hui, nous avons réaffirmé cet objectif commun.

Dans ce contexte, je ne peux que saluer la perspective tracée par le nouveau Premier ministre israélien d’un Etat palestinien. La France est convaincue que c’est de l’interêt même d’Israel et de sa sécurité. Ce discours représente de ce point de vue une avancée.

Mais aboutir à la paix impose d’aller bien au delà, sans poser de préalable à la négociation. Il faut maintenant que les deux parties définissent les contours de cet Etat palestinien et abordent toutes les questions relevant du statut final, notamment le statut de Jerusalem, les frontières et la question des réfugiés. La France, l’Europe sont prêtes, si les parties le souhaitent, à apporter des garanties pour la mise en oeuvre d’un tel accord.

Il faut enfin que la confiance revienne entre les parties, que la réalité change sur le terrain. A cet égard, la France demande, avec ses partenaires européens et comme les Etats-Unis et l’ensemble de la communauté internationale, un gel immédiat de la colonisation et une réouverture de Gaza.

publié le 15/06/2009

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