Projection gratuite à Jérusalem le 14 octobre de l’opéra Kalîla wa Dimna de Moneîm Adwan, depuis le festival International d’art Lyrique d’Aix-en-Provence

Après des retransmissions qui ont réuni ces derniers jours un large public à Ramallah, Naplouse et Hébron, l’Institut français de Jérusalem invite son public à découvrir un opéra de Moneïm Adwan fondé sur la légende de Kalîla wa Dimna à Jérusalem, le 14 octobre à 18h00 au Conservatoire national de Musique Edward Said (11 rue Azzahra), en partenariat avec le Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence.

« Raconte-moi l’histoire de ces deux hommes dont l’amitié, rompue par un menteur perfide, se transforma en hostilité et en haine. » Ainsi parle le roi de l’Inde au prince des philosophes chargé de lui apprendre à régner.

Ainsi débute l’un des chapitres de ce grand classique de la littérature arabe qu’est Le Livre de Kalîla et Dimna, écrit par Ibn Al-Muqaffa au VIIIe siècle, d’après un recueil ancestral de contes animaliers venus de l’Inde lointaine.

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© Kalîla wa Dimna, Festival d’Aix-en-Provence 2016 © Patrick Berger / ArtcomArt

Reprenant la fable du lion dont l’amitié avec le boeuf est calomniée par l’ambitieux chacal sur la base d’un livret dû à Fady Jomar et Catherine Verlaguet, cet opéra de Moneïm Adwan en création mondiale balance entre l’humain et l’animal, entre la fable et la tragédie, entre l’arabe et le français, entre forme occidentale et musique orientale, pour raconter l’histoire de l’idéalisme terrassé par l’ambition.

Moneïm Adwan est un chanteur, compositeur, musicien palestinien né à Rafah dans la bande de Gaza. Il est en résidence au festival d’Aix-en-Provence depuis 2009.

Dans une mise en scène d’Olivier Letellier, c’est une forme d’opéra déployant toute la musicalité de la langue arabe qui voit le jour au festival d’Aix et qui sera retransmis au Conservatoire Edward Saïd de Jérusalem et de Ramallah, à l’Université d’Hébron en partenariat avec l’association Hébron-France et au sein de l’antenne de l’Institut français de Jérusalem à Naplouse.

« Le Livre de Kalîla et Dimna est l’équivalent arabe des Fables de la Fontaine. » Arte

« Le premier opéra arabe, un défi aux puissants. » Le Monde

publié le 06/12/2016

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