Quand Franck Loret rencontre le groupe de Kobar... ou de l’art de faire art de tout

Le Centre culturel français de Ramallah a fait tout son possible pour que la France participe au projet du groupe de Kobar. Sous la houlette de Mazen Saada et de Julia Bailey, présidé par Nahla Qura et dont la direction administrative revient à la poétesse Rose Shomali, ce projet est en partie financé par la Commission Européenne.

Il s’agit principalement de la construction d’un mur par le groupe de céramistes et sculpteurs, mur de 20 mètres sur 4 à Ramallah, dont la deuxième partie, continuation, aux mêmes dimensions, s’érigera à Jérusalem. La réalisation de ce mur, non pas séparateur mais construit comme un trait d’union, se fera entièrement par des plasticiens palestiniens. Mais le projet est entouré d’événements tels que les deux ateliers du Français Franck Loret et de l’Autrichien Christian Paintner. Ce dernier a animé un atelier de sculpture sur pierre.

Franck Loret, venu à Ramallah qu’il a découvert la dernière semaine d’avril sous l’invitation du Consulat général de France à Jérusalem, a travaillé quant à lui tout azimut et dans tous les sens poétiques possibles. Dès les premiers jours, il aura intéressé le groupe au land art en parcourant la campagne de Kobar et en y inscrivant les signes de la poétique du land art. Ici la trace d’un corps, là de pas inscrits sur un rocher plat, plus loin un totem… Tout le groupe a investi le paysage terrassé des oliveraies pour y laisser sa signature.
Mais Franck Loret a surtout montré toutes les possibilités de sculpture avec le papier et la pâte à papier. Matériau à coût négligeable, aisé à transformer, léger, il est « le matériau idéal pour sculpter sous occupation ! ». Et nos artistes l’ont très vite compris et se sont investis corps, cœurs et âmes dans cet apprentissage, qui sans aucun doute fera des émules : un atelier a même été improvisé au département des Beaux Arts de l’Université Abu Dis, quand nombre d’étudiants de l’Académie des arts sont passés en visiteurs.

Une petite exposition a été elle aussi improvisée au Centre culturel français de Ramallah, augurant de manifestations qui seront plus tard organisées dans des galeries parisiennes. Le rayonnement du lumineux Franck Loret… sans aucun doute !

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publié le 13/07/2009

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