Réunion : projet d’unité de dessalement à Gaza

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Projet d’unité de dessalement de Gaza : réunion d’information pour les représentants des Etats membres de l’Union européenne

A la demande du Dr Rafiq Husseini, Secrétaire Général adjoint de l’UPM en charge de l’eau et de l’environnement, et du Dr Shaddad Attili, Ministre de l’eau et Président de l’Autorité Palestinienne de l’Eau, le Consulat Général a organisé une session d’information à la Résidence le mardi 12 novembre sur le projet d’unité de dessalement à Gaza à l’intention des représentants des Etats membres de l’Union européenne.

16 Etats membres ont répondu à l’invitation, ainsi que la délégation de l’Union européenne, la Norvège et les principales organisations internationales (Nations Unis, OCHA, UNRWA, OMS, Banque mondiale, Banque européenne d’investissement, Quartet).

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A l’occasion de cette session, Le Consul Général a rappelé en ouverture l’importance accordée par la France au secteur de l’eau (1er secteur d’intervention de l’Agence française de développement) et à Gaza.

La France est le premier pays européen à s’être engagé pour le financement de ce projet stratégique pour Gaza : le Premier Ministre François Fillon avait annoncé un financement de 10 millions d’Euros lors de l’ouverture du Forum Mondial en mars dernier à Marseille.

Cette session d’information a permis une présentation précise du projet. Le Représentant des Nations Unies a présenté le rapport « Gaza 2020 : a liveable place ? », produit du travail de l’ensemble des agences concernées des Nations Unies. Il ressort notamment de ce travail exhaustif que, du fait de la surexploitation de la nappe phréatique, la qualité de l’eau s’est fortement dégradée ces 10 dernières années à Gaza. La pollution de la nappe par les eaux usées et les engrais agricoles dégrade plus encore la qualité de la seule ressource en eau disponible pour l’alimentation en eau des populations. La situation est alarmante et ce rapport démontre l’urgence d’intervenir pour trouver une solution avant 2020 pour permettre d’apporter un service de base aux populations de Gaza : de l’eau potable. En l’absence d’évolution significative, avant cette date, des modes d’approvisionnement, les dommages causés à l’aquifère seront irréversibles.

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Le Dr Shaddad Attili a présenté les grandes lignes de l’historique du projet et les efforts déployés par l’Autorité Palestinienne pour mener des actions de plaidoyer pour ce projet et réunir les fonds nécessaires, estimés à 455MUSD. Il a également rappelé le vaste programme de réforme du secteur engagé depuis 2 ans et les résultats tangibles déjà obtenus.

Le Dr Rafiq Husseini a présenté un point d’avancement de la préparation du projet et les conclusions du rapport de l’étude menée par la Banque européenne d’Investissement (BEI) sur la justification du projet et listant les études complémentaires restant à mener pour finaliser l’étude de faisabilité du projet et lancer les premiers travaux en 2014.

publié le 15/02/2013

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