Un romantique en Orient

Voici deux siècles, la mode des voyages en Orient pour les jeunes Européens de la haute société prend son envol. L’expédition d’Egypte menée par le général Bonaparte avec presque autant de savants que de soldats quelques années plus tôt (1798-1801) développe ce goût et cette curiosité pour l’Orient. Les peintres et les romanciers suivent.

François-René de Chateaubriand est un écrivain atypique du dix-neuvième siècle : considéré comme le père du romantisme dans la littérature française, il a par son style, influencé beaucoup d’homme de lettres comme Lamartine ou Victor Hugo. Voyageur, il a foulé le sol américain avant de se rendre en Orient.

Ainsi, lors de son voyage qui l’emmène de Paris en Palestine, il s’établit pour plusieurs jours à Jérusalem. Il y visite la Mosquée Al-Aqsa et est impressionné par le Dôme du Rocher, sa forme octogonale et ses enluminures. Il voit cet édifice, « comme une tente arabe élevée au milieu du désert ».

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De ce périple, il écrit « Itinéraire De Paris à Jérusalem »- où il couche ses notes de voyage sur le papier. Il y décrit ses rencontres : il voit « chez les Arabes quelque chose de délicat dans leurs mœurs : on sent qu’ils sont nés dans cet Orient d’où sont sortis tous les arts, toutes les sciences, toutes les religions. [L’Arabe], jeté sur le grand chemin du monde, entre l’Afrique et l’Asie, erre dans les brillantes régions de l’aurore, sur un sol sans arbres et sans eau ».
Pour rendre hommage à cet auteur et pour fêter le bicentenaire de son voyage en Palestine, des conférences et une exposition itinérante sont organisées avec le concours de la Maison de Chateaubriand (région parisienne) dans les villes de Jérusalem, Bethléem, Hébron, Naplouse et - bien sûr - Ramallah.

Maison de Chateaubriand

Entretien avec le directeur du CCF Chateaubriand, Robert Horn

publié le 22/01/2008

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