Vernissage de l’exposition Ali Silem à Naplouse

JPEG

L’artiste-peintre Ali Silem a séjourné du 10 au 14 novembre à Naplouse, à l’invitation du CCF. A la suite du vernissage de son exposition le 10 novembre à l’Université An-Najah, il a proposé un atelier de travail à un groupe d’étudiants de la Faculté des Beaux-Arts.

Cet atelier a été suivi assidûment par un groupe de quinze étudiants, qui ont eux-mêmes formulé leur préférence pour un atelier d’initation aux techniques de l’art abstrait, plutôt qu’un atelier de travail portant sur leurs propres oeuvres. Le public de la Faculté des Beaux-Arts a en effet été séduit par le langage du peintre, qui s’inscrit dans le mouvement de la peinture du Signe, représentatif de la peinture contemporaine algérienne. Ali Silem étant de surcroît arabophone, les échanges avec les étudiants ont été d’une grande richesse.

Le séjour d’Ali Silem dans les Territoires palestiniens, auprès des différents CCF, l’aura également conduit à Jérusalem et Ramallah, où ses oeuvres ont été exposées au Centre Khalil Sakakini.

JPEG


Traduction de l’article paru dans Al-Ayyam le dimanche 11 novembre :

Vernissage de l’exposition Ali Silem à l’Université An-Najah

Le CCF de Naplouse, en coopération avec le département des Beaux-Arts de l’Université An-Najah, a inauguré une exposition de l’artiste français d’origine algérienne Ali Silem.

Rami Hamdallah, le Président de l’Université, Robert Horn, le directeur des CCF en Palestine, Lucienne d’Alençon, la directrice du CCF de Naplouse, Ali Silem, Hassen Nu’airat, le Doyen du département des Beaux-Arts, ainsi qu’une foule d’étudiants ont assisté à l’inauguration de l’exposition.

Robert Horn a saisi l’occasion pour insister sur l’intérêt du Consulat Général de France pour les domaines artistique et culturel dans les Territoires Palestiniens, indiquant qu’il avait établi de nombreux liens avec les institutions et les centres pour organiser des activités culturelles et artistiques.

Il a ajouté que le Consulat Général avait un intêret toujours croissant pour le domaine artistique, materialisé notamment cette année par la présentation de deux artistes français dans les Territoires Palestiniens et la création d’ateliers pour les étudiants du département des Beaux-Arts. Un intérêt également matérialisé par le soutien aux artistes palestiniens dans l’organisation des expositions et leur financement.

Robert Horn a indiqué que le Consulat Général permettait chaque année à deux étudiants palestiniens de partir en résidence en France pour une durée de six mois après qu’ils auront été sélectionnés par le comité d’attribution des bourses.

Il a expliqué que ce comité était composé de représentants du Consulat Général et du Ministère de la Culture et de membres de la fondation Qattan et de la fondation Taawoun, qui évaluent les projets présentés par les étudiants. Le comité a choisi cette année l’artiste de Gaza Mohammad Wajri. Robert Horn a également rappelé l’existence de relations de coopération avec les institutions palestiniennes depuis plus d’une dizaine d’années.

Il a évoqué la volonté de présenter cette année un nombre important de tableaux de l’artiste Ali Silem et d’organiser des ateliers avec les étudiants du département des Beaux-Arts d’An-Najah, indiquant que l’exposition avait été présentée à Jérusalem et qu’elle serait également présentée à Ramallah, Hébron, Bethléem et Gaza.

"Nous travaillons avec nos partenaires et les institutions telles que Al Hosh, la Fondation Qattan, le Centre Khalil Sakakini et l’Université An-Najah" a déclaré Robert Horn, qui a ajouté que l’université avait également un intérêt croissant pour les domaines artistique et culturel, ce dont témoigne notamment la création d’un département des Beaux-Arts complet, destiné à former des cadres compétents dans ce domaine.

Hassan Nu’airat a rappelé que cette exposition n’était pas la première organisée avec le Centre Culturel Français de Naplouse et a évoqué les nombreux ateliers et expositions organisés dans le cadre de la coopération ancienne et fructueuse entre les deux peuples palestiniens et français. Il a insisté pour que cette coopération et ces relations se poursuivent.

Ali Silem a exprimé sa satisfaction de participer à cet événement, indiquant que son oeuvre resterait exposée durant une semaine à l’Université An-Najah.

publié le 14/12/2007

haut de la page