Visite du Consul général et de diplomates de l’UE auprès des communautés d’Abu Nowar et de Khan al Ahmar (24 octobre 2016)

Le Consul général a participé ce 24 octobre à la visite d’une délégation de l’Union européenne auprès des communautés bédouines d’Abu Nowar et de Khan al Ahmar, situées dans la périphérie Est de Jérusalem. Ont également pris part à ce déplacement des diplomates européens basés à Jérusalem et Ramallah, dont les Consuls généraux et chefs de mission de Suède, d’Irlande et de Slovénie. Cette visite a permis à la délégation de s’enquérir de la situation de ces communautés de Cisjordanie, de l’état des infrastructures et des écoles et de leur exprimer sa solidarité dans le contexte des démolitions et des confiscations de structures humanitaires auxquelles elles font face.

Abu Nowar et la colonie de Maale Adumim à l’arrière-plan
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Le Consul général s’adressant au président de la Commission pour la protection d’Abu Nuwar
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Ces communautés, situées en zone C, se trouvent à un emplacement-clé pour la viabilité de la solution à deux Etats. Lors de la visite, le porte-parole de Khan al Ahmar a fait valoir qu’ il n’y a plus d’autres localités palestiniennes sur la route allant de la Mer morte jusqu’à Jérusalem. Ces communautés font face à des destructions et confiscations répétées. Il leur est interdit de construire en dur. L’accès des ONG et de l’aide humanitaire à ces communautés est de plus en plus restreint, en contradiction avec la IVe convention de Genève.

La France a été amenée à condamner à maintes reprises les démolitions et confiscations de structures humanitaires en Cisjordanie, qui affectent des populations particulièrement fragiles, et appelle les autorités israéliennes à y mettre fin. Comme l’a rappelé le Consul général auprès des habitants, l’armée israélienne a démantelé en février dernier une école primaire en cours de construction à Abu Nowar, financée par l’aide humanitaire française (sur crédits du Centre de crise du Quai d’Orsay et construite par Action contre la faim). Il n’a fallu que quelques heures et plus d’une centaine de soldats pour bloquer le site et démanteler les structures tout juste installées, qui avaient coûté plus de 20 000 euros. Aujourd’hui, ne subsiste de la structure préfabriquée que son empreinte sur le sol. Depuis, les élèves de CE2, à qui cette nouvelle école était destinée, sont contraints de suivre leurs cours en plein air, craignant l’arrivée des intempéries.

Les empreintes de l’école financée par la France, détruite en février 2016
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Les élèves étudient désormais dehors
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C’est maintenant la communauté de Khan al-Ahmar, non loin d’Abu Nowar, où s’est ensuite rendue la délégation, qui risque de faire face au même sort alors qu’un avis de démolition pèse depuis 2009, appuyé par des pétitions de colons, sur une école financée par la coopération italienne. Le Consulat général suit, tout comme ses partenaires, avec la plus grande attention les développements susceptibles d’intervenir ces prochains jours à ce titre.

L’école de Khan al Ahmar
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Le Président de la Commission pour la protection d’Abu Nuwar
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Des latrines mobiles à Khan al Ahmar, financées par le Centre de Crise du Quai d’Orsay
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La délégation devant l’école de Khan al Ahmar

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La vue depuis Abu Nuwar
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publié le 07/12/2016

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