Voeux du Ministre à la presse (19 janvier 2017)

Au cours de ses vœux à la presse, le Ministre est notamment revenu sur la conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient.

« […] Mesdames et Messieurs,

2017 s’ouvre dans un contexte mondial difficile, vous l’avez évoqué aussi. Les défis que nous devons affronter sont nombreux.

Je pense à la situation dramatique au Proche-Orient, qui est à la fois l’expression et le résultat de décennies de tensions. L’engagement périodique de négociations et leur échec ont créé davantage de désillusions et d’amertume, malgré l’intense mobilisation internationale, malgré la prise de conscience que le statu quo n’est pas tenable et malgré le fait que nous connaissons depuis des années les contours de la solution. Ils reposent sur la coexistence d’un État d’Israël et d’un État palestinien, souverains et démocratiques, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, sur la base des lignes de 1967 et avec Jérusalem pour capitale.

Tout cela n’est pas nouveau. La France œuvre, et elle ne renoncera jamais, pour la relance d’un processus crédible de négociations, permettant d’aboutir à une paix juste et durable. Pour donner toutes leurs chances au dialogue et à la paix, il faut créer les conditions d’une relance d’une négociation, notamment en offrant aux parties des incitations. La France s’y est employée ces derniers mois. C’est dans cet esprit qu’une nouvelle conférence s’est tenue, le 15 janvier dernier, dans le cadre de notre initiative en faveur de la paix au Proche-Orient. Elle a été l’occasion pour la communauté internationale de transmettre aux parties son message en faveur de la solution des deux États et de leur exprimer sa disponibilité à leur apporter tout son soutien en cas d’accord de paix.

Voilà ce que nous avons fait. Certains pensaient que nous n’y arriverions pas, certains pensaient même que c’était discourtois de le faire cinq jours avant la prise de fonction du nouveau président américain. Au contraire, car il s’est passé des choses l’an dernier : l’adoption de la résolution qui met en cause la colonisation adoptée par le conseil de sécurité des Nations unies, le discours de John Kerry et cette conférence du 15 janvier qui rappelle ce qui me paraît être la seule voie possible.

C’est ce qui s’est exprimé et ce qui est partagé par un petit groupe de pays, 70 d’entre eux et non des moindres, l’ensemble de l’Union européenne, l’ONU et la Ligue arabe. […] »

publié le 07/02/2017

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